Spinner on Red River

Après une semaine entre préparation et practice sur ma rivière locale, j’ai pris la route de Shreveport et de la Red river en compagnie de Pat pour une petite compétition.

Sakura Fishing friend'sPat est un gars du club de Lake Charles, club auquel je suis désormais affilié. Il a passé sa vie à sillonner les routes  du Texas et de Louisiane, les eaux intérieures, à la recherche de black bass. Il parle de tout. De bass, de leurres, de compétition, de spots, de bouffe, de Dieu…

Après trois heures de route, une très courte nuit et un petit déjeuner très « cliché » des plus bourratif, nous mettons le bateau à l’eau sur la rivière qui a accueilli plusieurs fois le Bassmaster Classic ces dernières années.

Sakura Fishing food

Sakura Fishing ready to fish

Sakura Fishing ready to fish

Cette portion de Red River est assez singulière, avec une eau trouble, et une végétation très développée. Je n’ai jamais vu de champs de nénuphars si imposants.

Sakura Fishing ready to fish

Une nouvelle fois, il n’est pas évident de pêcher à l’arrière, mais avec la multitude de postes qui s’offre à moi je décide d’alterner spinnerbait et texas rig. Lorsque je peux battre du terrain, j’alterne en fonction de la profondeur, et du vent, deux types de spinner.

Sakura Fishing ready to fish

Quand il n’y a pas de vent j’utilise le nouveau Spinnerbait (14 g). Ses palettes en aluminium envoient des pulsations très fines qui font vraiment réagir les poissons peu enclins à mordre.

Nous pêchons dans un mètre cinquante et l’eau est assez trouble sauf autour de ces amas d’herbe. Les végétaux remplissent leur rôle de filtre et capte le limon, ce qui offre un peu plus de visibilité.

Cette herbe particulière, est appelée hydrilla et est très appréciée des bass. En fait les pêcheurs la recherchent cette en priorité, car ils savent qu’elle retient les poissons.

Je frôle donc les herbiers avec mon Spinnerbait tandis que Pat fait du flipping sur une bordure végétale constituée principalement de nénuphars. Il utilise une canne de huit pieds extra heavy avec une tresse en soixante livres et un plomb balle en vingt et un grammes. Un véritable bûcheron !

De mon côté j’emploie la désormais incontournable canne casting Trinis Neo Fiberglass 7′ MH et un fluoro en douze livres. Consécutivement à un petit keeper, je mets au vivier un poisson bien plus correct. Après une heure à parcourir la zone, et quelques petits poissons de plus, le vent se met à souffler fort. La surface se ride et l’eau se trouble davantage.

Nous attaquons une zone plus profonde. Je change alors de spinner et utilise un modèle en quatorze grammes, mais cette fois-ci avec des palettes indiana et une jupe très colorée (chartreuse). Les palettes indiana permettent d’envoyer des pulsations plus prononcées, ce qui au regard du contexte de pêche est vraiment adapté. Quant à la jupe en silicone, en plus des micros vibrations elle apporte un effet visuel fixant le point d’attaque du carnassier.

Je mets deux poissons supplémentaires au vivier, quand Pat décide de changer de zone, m’empêchant complétement d’envoyer mes spinners.

Je m’arme donc de ma Furiozza 7’4 H, sur laquelle j’ai monté un Oxio CTi 7.1 et du fluoro X-BAIT en quatorze livre, et décide de pêcher Texas derrière le chef du moteur électrique.

Malgré le vent, j’utilise un plomb balle très léger (5 g) afin de ralentir la chute de ma Fat Baby Craw Gary Yamamoto, dans cette eau trouble. Cette chute lente, offre donc plus de temps au poisson de l’apercevoir et de l’attaquer. Mon montage semble un peu léger me direz vous, mais même aux Etats-Unis la pression de pêche existe. Tenter des montages différents des standards du flipping peut s’avérer payant.

En pitchant mon leurre aux pieds des bois et des énormes (!!!) feuilles de nénuphars, j’essaie de conserver un minimum de contrôle de ligne malgré le vent, afin de réagir vite. J’extirpe un poisson très violent de cet amas végétal. Presque quatre livres, ce qui change complétement la donne de mon vivier. Cinq poissons avec un total plus que correct. Il faudrait désormais éliminer le petit. Nous continuons cette dernière heure et demie en adoptant le même schéma, à cela près que le vent s’est à nouveau calmé et que l’orientation du bateau me permet à nouveau d’atteindre l’hydrilla en lançant mon Spinnerbait. Une trentaine de lancers plus tard, j’ai ferré six poissons et ai échangé deux bass de mon vivier.

Pat termine la journée avec deux poissons, quant à moi je me classe deuxième de cette petite compétition qui réunissait une grosse quinzaine de pêcheurs. Deuxième à moins d’une livre du premier, ce qui me fait passer à côté de cinq cents dollars puisque tout le pot allait au vainqueur.

Le spinner à joué un rôle primordial sur cette manche et je suis certain que j’aurais pu l’exploiter davantage en ayant pris moi même les décisions.

Lorsqu’on débute il est difficile de cerner les subtilités et les différences des spinnerbaits, mais avec un peu de réflexion et d’expérience il est ensuite assez aisé de les employer dans des contextes appropriés. Alors prêtez attention aux explications données dans le catalogue Sakura, notre équipe de « scientifiques » est là pour vous aider !

Merci à Pat de m’avoir fait découvrir ce spot. Je vais continuer à pêcher cette rivière magnifique, pour le fun, mais également parce qu’elle sera le lieu du deuxième BASSMASTER OPENS de ma saison en Avril prochain. Trois jours de compétition réunissant pros et amateurs.

A la semaine prochaine pour une nouvelle session découverte de Toledo Bend réservoir. Désolé, tout ne se fait pas en un jour quand le lac mesure cent cinq kilomètres !

JC