Toledo en Janvier

J’ai débuté l’année 2017 en pêchant de petites rivières autour de chez moi afin de découvrir davantage de spots. C’est toujours agréable d’explorer de nouveaux lieux, car il faut tout dégrossir et donc tout est envisageable aussi bien en terme de technique qu’en nombre et type de poisson.

La proximité directe avec le Golfe du Mexique pousse beaucoup d’espèces à faire des allers et retours entre eau douce et eau salée par les canaux, ce qui offre parfois de belles surprises et de beaux combats.
Le week-end dernier en revanche, j’ai passé deux jours sur le lac de Toledo en Janvier avec quelques amis. Les températures sont plus que clémentes pour la saison et s’étalent de vingt à vingt sept degrés. Le lac se réchauffe malgré l’afflux d’eau froide venant du nord.

le lac de toledo bend lisse comme un miroir

Le comportement du bass à cette époque est directement lié à l’activité du baitfish. En Janvier, d’habitude, les shads meurent de manière massive avec la chute des températures, mais cette année le climat en a voulu autrement. L’eau oscille entre treize et quinze degrés, et cela a pour effet d’éparpiller des milliards de shads entre trois et six mètres. Les bass suivent et profitent à longueur de journée de ce buffet pantagruélique.

Nul besoin de préciser alors qu’il est difficile de concurrencer un tel festin.

navigation au sondeur humminbird ONIX 10 peche profonde avec le downscan de humminbird

Nous avons pêché en sondant à l’aide d’une carte Navionics et du downscan de l’Onix 10. Les poissons se positionnaient sous le fourrage sur les pentes douces des pointes sous marines. On a débuté au swimbait, L16 Shad ce qui nous a permis de capturer quelques poissons corrects. Puis voyant que les poissons mordaient plus pour tuer que pour s’alimenter, nous avons employé des crankbaits mid-runner et et deep runner. Cela permettait d’influer sur la réaction et l’instinct agressif des bass, et les deux triples réglèrent le problème des « short bites ».  Mais à part quelques poissons de petite taille, cette parenthèse crankbait ne fut pas une réussite.

L16 Shad sakura joli bass pris au sakura L 16 shad sur toledo bend par jean christophe david nice bass caught on toledo bend by jean christophe david catch and release black bass team sakura

La technique la plus prolifique fut le Carolina rig. On lançait sur les pentes descendantes  en récupérant très lentement. Les premiers lancers étaient souvent récompensés par des poissons, mais après deux voire trois captures nous n’enregistrions que des touches très courtes et impossibles à ferrer. Il nous fallait alors trouver un spot similaire pour reproduire le pattern.

good catch from toledo bend reservoir doug in action on Toledo bend with his carolina rig

En Carolina, nous avons utilisé des Senko 5 en green pumpkin et des D-Shad en green pumpkin et blanc. La densité de ces leurres souples GARY YAMAMOTO est parfaite pour ce genre de pêche. La chute du leurre après que le lest ait atteint le fond est simple et naturelle et déclenche les attaques même lorsque les poissons sont gavés ou apathiques.

Gary Yamamoto senko carolina rig

Le Carolina Rig est une technique qui demande beaucoup de concentration et une grande sensibilité dans le matériel. On a besoin d’effectuer de longs lancers, avec une canne dont la longueur permet d’avoir de la bannière sortie au moment d’expulser le montage qui comprend un émerillon, un lest et des perles, et qu’on ne peut donc pas faire passer dans les anneaux. La canne parfaite pour cette technique est une canne dont je vous vante les qualités très souvent, la Players 7’4 H. Longue, bonne lanceuse, mais surtout une très grande sensibilité qui permet d’être conscient de ce qui se passe au fond.

 

On a capturé un bon nombre de poissons ce week-end. Rien d’extraordinaire en terme de taille, mais cette pêche alliant sondeur et technique spécifique, fut vraiment plaisante.

Cela valait bien un bon petit repas mexicain le soir !

Mexican dinner on the way back homeA bientôt,

JC