Voici le récit d’une sortie de pêche pas comme les autres. Disposant de quelques heures, j’ai pris ma petite Smart Liner et suis parti seul sur le Rhône à la recherche des sandres.

Comme vous avez pu le remarquer, cet hiver est particulièrement doux et sec, la température de l’eau est a 13°C et le débit est quasiment nul. Dans ces conditions, les poissons peuvent se trouver n’importe où. Après avoir sondé un petit moment, je repère quelques échos intéressants, je commence à prospecter en Verticale. Une dérive, puis deux, puis trois,… je change de taille et de coloris de shad plusieurs fois. Nouvelle dérive ….. fish ! Je prends mon premier sandre à l’aide d’un Slit Shad chartreuse en 4″.

Joli sandre du Rhône pris par Tristan Poulaon au Slit Shad SakuraSandre de 70 cm aussitôt pris, aussitôt remis a l’eau !

Remise à l'eau d'un Sandre pris au Slit Shad SakuraNouvelle dérive et nouvelle touche, encore un sandre, mais plus petit, il a bien gobé mon Slit Shad !!

Petit sandre pris au Slit Sahd monté sur tête plombée Verticool SakuraJe reprends ma dérive et prend une grosse touche, je ferre !! et …. rien ne bouge !! Je doute un instant, mais je suis pourtant sûr d’avoir eu une « bonne » touche. Je maintiens la pression et exerce plusieurs petites tractions. Enfin, ça bouge, doucement mais sûrement ! Le silure se déplace, à l’aide du moteur électrique je « l’accompagne » sachant pertinemment qu’avec mon matériel « lège » je n’ai pas les moyens de le stopper. Il va falloir être très patient.

Canne Trinis Neo Sakura bien courbée sous les rushes d'un très gros silure.Ma Trinis Neo Medium Heavy spéciale verticale accuse le coup ! Je règle plusieurs fois le frein de mon moulinet Alpax. Au gré de ses déplacements et changements de direction, j’aperçois plusieurs fois mon compagnon de jeu au sondeur.

Le sondeur est formel... c'est un gros poisson !J’essaye plusieurs fois de le faire monter, mais cela se solde à chaque fois pas un échec, il faudra attendre trois quarts d’heure pour qu’il commence un peu à fatiguer, sans donner d’à-coups, je le remonte jusqu’au bateau et l’apperçoit une fraction de seconde avant qu’il ne me gratifie d’un rush puissant. C’est pas gagné !

Je pense que c’est un poisson « record » et l’estime a plus de 2,40 m ! La situation s’éternise … voilà maintenant une heure trente qu’il me balade, nous nous sommes déplacés de plusieurs centaines de mètres. Heureusement que le débit du Rhône est très faible et que le silure n’ait pas trouvé un arbre pour s’y réfugier ! Mon fluoro 24/100 n’y résisterait pas !

Je réalise que je n’arriverais pas à le faire monter et l’attraper en même temps sans risquer de casser ou de faire chavirer mon bateau. Je décide d’appeler mon père : « allô papa, j’ai un très gros silure, viens vite ! ». Une demie heure plus tard, c’est avec un grand soulagement et un peu d’espoir que j’ apperçois papa au commande du Ranger qui remonte le Rhône. Je lui explique la situation, il décide de monter avec moi, éloigne le Ranger avec la télécommande et le met en « mode ancre ». Pratique !

Papa s’équipe de gants et je mets a nouveau  » la pression » au silure, il remonte un peu, puis replonge. Heureusement des grosses bulles commencent à remonter à la surface, c’est bon signe ! Ce petit jeu va durer encore une bonne demie heure, puis il apparaît  à nouveau en surface. Papa se penche, mais ne réussit pas à saisir correctement sa large mâchoire. Il replonge à nouveau, nouvelle tentative, il à l’air aussi épuisé que moi. Cette fois papa l’agrippe correctement et lui passe rapidement une corde dans la bouche, papa laisse échapper un cri de joie. Ouf !

Je prends la télécommande et rapproche le Ranger, papa y accroche solidement le silure et regagne doucement la berge afin de le mesurer et faire quelques photos.

Quelle joie d’avoir vaincu ce « monstre » avec une canne si légère. En nous rendant à la mise à l’eau , j ‘échange quelques impressions avec papa en contemplant ce magnifique spécimen, j’en profite pour téléphoner à des amis afin de me faire prêter une paire de waders pour faire les photos.

Fatigué mais heureux Tristan regagne la rive pour immortaliser cette aventure.La pression retombe et chacun donne son estimation de la taille  du poisson.

Les amis de Tristan sont epoustouflés pas la soilidité de la Trinis Neo Sakura.Papa déroule le mètre et annonce au fur et à mesure les dizaines de centimètres, « le fameux cap des 2 mètres », puis 2,10 …  2,20 …  2.30 …  2,40 et 2,50 m !

Silure de 2,50 m pris au Slit Shad sur canne Trinis Neo et moulinet Alpax...100 % Sakura.Ce poisson est vraiment impressionnant, son ventre est énorme ! Il doit surement se nourrir dans les regroupements de poissons blancs en ce moment.

Silure de 2,50 m pris au Slit Shad sur canne Trinis Neo et moulinet Alpax...100 % Sakura.La séance photo terminée, je laisse repartir ce magnifique spécimen. Nos amis sont d’ailleurs très surpris de sa vivacité malgré les heures de combats ! Quelle journée !
Très content d’avoir pu sortir ce  » big  » avec du matériel pour le sandre, car nous piquons tous de temps en temps de très gros silures en cherchant les sandres l’hiver, mais  malheureusement dans la plupart des cas cela se termine par une casse. Cette fois, les conditions étaient en ma faveur, pas de courant, pas d’obstacle ou se réfugier, des nœuds de raccord qui ont tenu le coup un bon ensemble canne / moulinet, beaucoup de patience et un petit coup de main de papa, merci !

Merci a Nicolas et Valentin pour le prêt des waders et les photos !! Merci a Stéphane d’être passé nous voir et d’avoir partagé ce moment avec nous .

 

A bientôt ! Nous vous souhaitons une bonne année 2016 !!!

Tristan et Laurent Poulain