En ce moment je passe mon temps sur la Red River à hauteur de Shreveport pour préparer la deuxième étape du Bassmaster Central Open. Cette rivière est vraiment singulière, (j’en parlerai d’ailleurs dans un prochain bulletin BBF). C’est un des antres du bassfishing des Etats Unis. Elle a accueilli l’Elite Series, le FLW,  le Bassmaster classic, la Forest Wood cup, et des centaines de compétitions. On sent vraiment une vibration particulière lorsqu’on y vient. Un lieu chargé d’histoire.

Alligator de la Red River

La navigation y est très délicate. Il faut être prudent dans le main channel, mais les lieux que l’on pêche principalement sont les bras morts (oxbows) et là c’est une autre histoire. Ces endroits reculés sont de véritables champs de stumps, entrecoupés de mud flat. Bref il faut être prêt à souffrir, et à accepter de naviguer shallow, lentement, en faisant glisser et bondir son bateau de stumps en stumps. Aucune autre possibilité si tu veux atteindre les spots intéressants. En fait on s’y habitue vite et la coque ne souffre absolument pas. Le truc c’est que parfois tu restes bloqué, avec l’impossibilité de bouger. Et quand comme moi tu n’as pas de push pole, tu es condamné à entrer dans l’eau avec toujours à l’esprit que la rivière regorge de serpents et d’alligators énormes. Tu passes trois minutes à pousser ton bateau, pendant que cinquante mètres plus loin deux autres pêcheurs en font de même, puis tu repars. Cent mètres plus loin tu es sur un mud flat, alors tu arroses ton tableau arrière de boue tant tu as trimé et tu envoie du gaz pour sortir de là. Vraiment un monde à part.

Joli bass de la Red River pris sur matériel Sakura

Les poissons commencent leur bal de printemps et même si la grosse majorité n’a pas encore frayé, certains poissons sont post spawn, d’autres spawning et beaucoup pré spawn. Les écrevisses également arborent leurs parures de printemps. L’occasion rêvée pour mettre en place non pas une technique, mais l’utilisation d’une simple et unique couleur. Lorsque celle ci se transforme en pattern et devient l’arme ultime selon Dubreuil ! Le rouge !

Joli bass de la Red River pris sur matériel Sakura

Huit heures de pêches, douze livres trois pour mes cinq plus gros poissons, ce qui est vraiment correct (Ce qui habituellement équivaut à un top dix/quinze en division pro), d’autant plus que je pêchais au milieu d’un tournoi comptant presque cent cinquante bateaux.

Le lendemain alors que je devais pêcher un tournoi j’ai eu un petit problème sur mon moteur, m’empêchant de gagner mes spots. J’ai pêché à l’électrique proche de la mise à l’eau. Trois poissons seulement, mais pour presque onze livres. A l’endroit même ou Randall Thrap a gagné la Froest Wood Cup en Aout dernier.

Deuxième place et big bass à la clé. Je suis désormais troisième sur trente cinq à l’angler of the year race au sein de mon club. Ce soir je vais tenter de faire un gros poisson, avant de partir à nouveau ce week-end pour deux jours sur la Red river.

A bientôt

JC