En Ile de France comme pratiquement partout en France, la saison de pêche à la truite a débuté depuis le samedi 10 mars.

Dans le Val d’Oise nous avons quelques jolis parcours qui nous permettent d’assouvir notre passion. Si les truites sont souvent des poissons de ré-empoissonnement il subsiste quelques poissons de souche, elles sont d’autant plus rares que bon nombre de pêcheurs ne pratiquent pas encore une remise à l’eau systématique mais là n’est pas le sujet…

Ce bel après midi de début de printemps m’a incité à aller taquiner nos belles mouchetées sur le magnifique parcours « Au fil des moulins ». Les niveaux bas et clairs permettent une pêche dans des eaux relativement chaudes pour la saison (12°).

Mon combo pour cette sortie fut une  Furiozza FRS 722ULST couplée à un ALPAX 2008 équipé de AYA Spectre 0.155. Pour avoir repéré que de belles truites étaient de sortie je décidais d’essayer de les faire bouger sur des Slit Shad 2″ montés sur des têtes Makaira 1.8 et 2.5gr.

Après avoir insisté sur une fin de courant, j’ai pris une première tape si surprenante que mon retard au ferrage a faillis me faire louper  cette magnifique Fario à qui j’ai pu faire « respirer » une bouffée d’air de la Région Parisienne avant de la remettre au plus vite dans son milieu naturel.

En alternant poissons nageurs (Golem 100, Phoxy 50 SP) et Leurres souples (A.J. Worm, Slit Shad 2 et 3″) en fonction des caractéristiques topographiques qui rendent l’approche particulièrement délicate et sanctionnent la moindre erreur de présentation et d’animation du leurre, je dû jongler avec les secteurs de pêche pour toujours réussir à pêcher dans de bonnes conditions et réaliser des prises régulières.

En fin d’après midi un Jubarino sw10 (Molix) parvint à tromper la vigilance du plus beau poisson de la journée, une superbe truite à la robe sombre et ponctuée de gros points rouges et noirs. Une lutte aérienne et spectaculaire s’engagea entre l’homme et l’animal. Ma Furiozza ULST montra tout son efficacité à brider un joli poisson. Le frein bien régler de mon Alpax assemblé à la très bonne résistance du « Spectre » me permirent  de ramener finalement le poisson épuisé qui  échoua sur les galets immaculés de la rivière .

Plus que le nombre, c’est bel et bien la capture de quelques poissons récalcitrants dans un environnement rendant la pêche extrêmement compliquée qui m’apporta le plus de satisfaction.
Quoi qu’il en soit, ma Furiozza 722 ULST prouva toute son efficacité. Sa longueur (2,18m) et sa formidable réserve de puissance en font une arme redoutable pour traquer le truite en moyenne rivière. Très résonnante, je dois avouer m’être régaler à faire réagir sur des leurres souples et poisson nageurs nos mouchetées « Parisiennes « en ce début de saison…

Michel POLYDOR

Team Sakura