Le matou revient le jour suivant…

Bref retour sur un début de saison où nous avons pu passer quelques temps sur l’eau grâce à la conjoncture favorable des ponts du mois de mai.

 

En ce début de saison, il fallait monter une stratégie pour essayer de s’en sortir le mieux possible en faisant avec le premier des critères jouant contre tous les pêcheurs, la pression de pêche. En effet, si les hivers sont longs et assez pauvres en terme de présence sur l’eau, c’est loin d’être le cas en ce début du mois de Mai où l’ouverture de la pêche aux Carnassiers reste encrée dans les traditions. Le problème de la pression de pêche, c’est que souvent on a établi une stratégie pour cibler des poissons précis et on se retrouve à faire la queue pour pouvoir les attaquer et généralement le poisson est soit déjà capturé ou effrayé quand on arrive… Etant donnée la cohue annuelle sur les lacs de barrage, nous décidons donc de prendre pas mal de risques en allant sur la rivière.

 

Le charme de la rivière… incomparable !

 

Le premier contact avec le fleuve est assez timide, les eaux sont beaucoup plus froides que nous le pensions, l’eau bizarrement piquée et les herbiers très peu développés alors qu’ils sont plutôt en avance en lac… Notre première cible sera le brochet avec plus ou moins de chance et d’acharnement sur des postes plutôt typés hivernaux.

A ce petit jeux, c’est Grégory que s’en tirera le mieux avec quelques jolis poissons de rivière, musclés, élancés et vigoureux capturés sur sa Trinis 732 XH+.

 

Un premier grand de rivière qui nous aura bien fait courir !

 

Un poisson très rapidement épuiseté à l’aide de la Trinis 732 XH+

 

Mais rapidement nous apercevons au sondeur que des hordes complètes de silures se mettent en activité, il faut dire que l’eau prend pratiquement 1 degré par jour en surface, et c’est le réveil des matous !

Nous décidons donc de changer notre angle d’attaque et de nous focaliser sur cette espèce étant donné que les perches sont absentes (sûrement encore en repro) et les sandres encore clairement et précisément sur leurs nids…

 

Un Phoxy Minnow 85 HW, un Lomax 2004 FD et une Iconic 782 MH… un ensemble bien trop light pour Mister Silure

Le bon poste, le bon positionnement du bateau, le bon crédo horaire et des leurres correctement présentés, nous nous serons largement amusés avec ces nobles poissons. Je le dis souvent mais moi qui ai eu la chance de pêcher en eau douce aux 4 coins du globe, le silure reste clairement un poisson fascinant, subjectivement bien plus que le peacock bass, comme quoi les goûts et les couleurs…

 

Phoxy minnow, Scb Crank 200, Jackax Shad… Les victimes furent nombreuses et les bas de ligne bardés de mucus à souhait.

 

La canne Iconic 742 H et sa belle réserve de puissance

 

C’était un chouette début de saison partagé entre amis sur la rivière, bien souvent seuls sur l’eau à se torturer les méninges pour constamment trouver la pêche… on était plus que bien !

 

Greg assez inquiet à l’idée que je rapproche le cul du bateau de cette femelle sur nid

 

Il y a des sessions comme ça où l’on ne sait pas vraiment comment cela va se passer et pendant lesquelles il faut savoir tout remettre en question et s’adapter, la véritable magie de cette passion qu’est la pêche !

 

N’hésitez pas à me contacter sur Facebook si vous voulez encore plus d’infos ou tout simplement pour parler pêche ! ;)

So many fish, so little time…

Joss’