Un Cerisier au pays des Zananas (Sakura en Martinique)

Entre les salons et les animations en magasins qui se succèdent cet hiver, Nicolas Huguet a décidé d’aller se ressourcer au soleil après cette première saison de guidage.

« Je suis donc parti pour la Martinique avec dans mes bagages quelques boardshorts, mon matériel de kitesurf et bien sûr, du matériel de pêche. Au départ j’avais prévu de faire de la pêche exo en bateau mais je me suis dis qu’il ne fallait pas négliger la pêche du bord, du coup j’ai pris dans mon Quiver deux Sakura Shinjin, une 632M 5-20 g regular fast et une 662ML d’une puissance de seulement 3-10,5 g mais d’action fast ! Vous me direz « c’est ambitieux en pêche exo ! », ce n’est pas faux mais je ne connaissais pas les « clients » que j’allais affronter…

Les spots.
Je cherchais le meilleur compromis entre spots de kitesurf (côte atlantique), la tranquillité (même le postier ne venait pas là ou on logeait), et la pêche. Du coup direction Cap Chevalier à mi-chemin entre océan et caraïbes.

Le soucis que j’ai rencontré en Martinique est la présence de cantonnements de pêche, interdisant toute forme de pêche en bordure, mis en place en 1999 pour assurer la pérennité de la ressources. Du coup on ne peut pas pêcher partout, un crève-cœur lorsque l’on aperçoit, dans peu d’eau, à travers les verres polarisants : carangues, barracudas, snook…

Malgré ces cantonnements de pêche j’ai pu pêcher sur quelques plages du sud ou bien en rockfishing dans le port du Marin ou j’assistais à des chasses de tarpons à faire pâlir les aficionados de pêche en topwater.

Le kite m’a permis de repérer ces quelques spots, où trouées de sables alternent avec des zones rocheuses et des herbiers.
Sakura en MartiniqueSakura en Martinique
J’ai joué souvent avec les poissons, et j’ai cassé/décroché souvent ! Avec des leurres souples coupés à la touche dès le premiers soirs confirmant ainsi le potentiel attractif des nouveaux Slit Shad Sakura en 2 pouces. Je suis resté « scotché » par les chandelles des baby-tarpons et des orphies « turbo », ce fut un carton ! car ces poissons n’ont certainement jamais vu de leurres.
Sakura en MartiniqueSakura en MartiniqueSakura en MartiniqueSakura en Martinique

J’ai le souvenir, un après-midi sur une petite plage…de cette petite tape que j’ai ressenti dans le blank de ma Shinjin ML, c’était un petit poisson (une petite carangue à queue jaune probablement)…en le ramenant j’aperçois un éclair argenté qui « explosa » cette proie providentielle, en me vidant plus de 20 mètres de tresses de mon Alpax 2008 FD ! Un superbe combat en tresse de 8lbs et sur un ensemble tête plombée Makaira 2,5 g et Slit Shad, autant dire que j’étais très heureux de voir ce premier barracuda qui était piqué en bord de gueule !

Une magie, avec une vingtaine de poissons en moins d’une heure : sardes, carangues, barracudas…me rappelant la pêche aux Glénan à viser les taches de sable, mais avec de l’eau à 28°C et tout cela en boardshort et tee-shirt avec des locaux sur-excités de voir un zoreil sortir et remettre à l’eau autant de poissons…Cette démonstration, m’a valu une longue soirée d’explication avec des pêcheurs autour de boissons locales : bière Lorraine, cocktail au rhum (le spice, clitoturbo ou « Pété bwaguet »…des poètes ces Martiniquais !) à parler pêche, dodo coryphènes, balaous…

Ce qui est génial en Martinique, c’est que l’on peut pêcher de jour ou de nuit avec une température agréable, des poissons variés. Si vous partez là-bas n’oubliez pas votre matos light !…Sakura, bien entendu ;-)

Sakura en Martinique

Au fait, les leurres que j’ai le plus utilisé: AJ worm, AJ stick, Slit Shad et en leurres durs des lipless, Molix Piper (réarmé) , R2S Bubble pop 65 (réarmé) et T-jerk 80 sans oublier quelques Molix Jugulo 5 et 10 g.
Musique écoutée : Kolo Barst.

Bon vent… »