BILAN USA for SAKURA 2014

Bonjour à tous, alors que la saison deux mille quatorze s’achève, j’aimerais revenir sur le matériel et les techniques que j’ai employés lors de mes trois compétitions majeures sur le circuit Bassmaster. L’occasion peut être de vous donner des idées de cadeaux de Noël…

Le premier événement de l’année a pris place dans la ville de Del Rio au Texas, située sur la frontière Mexicaine. Le lac Amistad a vu glisser sur sa surface plus de 180 bateaux, bravant le « super cold front » qui avait traversé les États Unis en ce mois de Février.

Je pense que je n’ai jamais eu aussi froid à la pêche que lors de ce premier jour. Un froid glacial auquel s’ajoutait un vent du nord de plus de quarante kilomètres par heure. Horrible. Eaux très froides, claires, et un niveau à moins dix mètres sous la normale… Bref des conditions très difficiles.

Ce qui devait être un festival de bordure, s’est finalement transformé en une pêche très fine et profonde. Si quelques pros ont très bien pêché à l’Alabama rig (interdit la saison prochaine), la majeure partie a utilisé le drop shot.

Pour ma part, mon boater utilisant des crankbaits la plupart du temps, il m’était plutôt délicat de pêcher correctement au drop shot. J’ai donc opté pour des Slit Shad 100 en couleur #046 Sexy Shad, sur une tête round de sept grammes et une Furiozza spinning 7’1 Medium accompagnée d’une tresse 8X Sensibraid en 12/°° et d’un bas de ligne en dix livres. Je me suis mis dans la peau d’un pêcheur de bar, ou de sandre, en m’attachant à rester concentré le plus possible.

Cette Furiozza spinning 7’1 Medium est absolument parfaite pour ce genre de pêche. D’une légèreté et d’une résonance hors norme, sa longueur permet un contrôle de la ligne vraiment appréciable lorsqu’on pêche de la sorte. Les ferrages sont aussi bien plus efficaces et ce que les Américains appellent le « back bone » (réserve de puissance) est particulièrement présent chez cette Furiozza ce qui offre l’opportunité de venir à bout de gros poissons.

La deuxième étape du Bassmaster Central Open était sur la Red River. J’ai passé deux mois à décortiquer la rivière, l’évolution des comportements des poissons à mesure que l’eau se réchauffait ou que le niveau d’eau variait. Quels leurres étaient les plus productifs en fonction des heures, de la couverture nuageuse, et quelles couleurs enregistraient les touches de meilleure qualité.

J’ai employé un jig d’1/4 d’once (7 grammes) en black and blue accompagné d’une flapping craw que j’utilisais en swimming. Pour cela je pêchais avec une canne casting Furiozza 7’4 Heavy et un fluorocarbone Aya Spectre en vingt livres. Lorsque je pêchais dans des endroits très peuplés en shad, j’employais une deuxième casting Furiozza 7’4 Heavy pour pêcher à l’aide d’un jig blanc en trois huitièmes (10.5 grammes) et d’un Slit Shad 100 en couleur #051 Pepper Mint.

Cette canne robuste, comme l’ensemble de la gamme Furiozza, est dotée d’une grande sensibilité grâce à sa construction très spécifique.

J’ai également pêché avec deux spinning. La Furiozza 7’ ML pour lancer une jig head de trois grammes cinq et un Worm 6 » noir de chez Gary Yamamoto. J’ai attrapé une grande partie de mes poissons à l’aide de ce « set up».

Enfin la dernière canne est toujours cette même spinning, la Furiozza 7’1 Medium que j’ai employé pour pêcher avec un Senko 5 en deadstick aux pieds des stumps présents dans les « backwaters ». Je l’ai utilisé lorsque j’avais besoin de finesse en troisième jour de tournoi, mais qu’il me fallait de la puissance pour extraire les poissons des zones encombrées. Incontournable dans mon fagot de cannes !

Lors du dernier tournoi, en Septembre sur l’Arkansas river, c’est encore deux casting Furiozza 7’4 Heavy qui m’ont permis de prendre la tête à l’issue du premier jour avec une pesée conséquente de 13lbs14 sur trois poissons.

Voici pour les trois évènements majeurs de mon année 2014. Une canne dont je n’ai pas parlé et qui en revanche me sert énormément que cela soit en rivière ou en lac lorsque je pêche à proximité des berges, c’est la casting Trinis Neo 6’6 Medium Glass. Légère et parfaitement adaptée à l’utilisation de petit crankbaits, de spinners et de chatterbaits, c’est l’arme absolue en prospection. Sa grande sœur, la casting Trinis Neo 7’ Medium Heavy complète le panel de la plus belle des manière, en offrant plus de robustesse et de possibilité d’atteindre de longues distances. On ne répètera jamais assez l’importance d’avoir des cannes en fibre dans son arsenal.
Vous imprimez un déplacement constant à votre leurre lorsque vous récupérez, et ce scion très souple permettra donc au poisson lors de la touche, de plier la canne avant que vous ne réagissiez pour le combat. En somme, vous permettez au poisson de se saisir du leurre plutôt que de le lui arracher de la bouche comme vous pourriez le faire avec une canne à l’action trop fast composée uniquement de carbone.

Voilà pour cette petite revue rapide. Si vous avec la moindre question, n’hésitez pas à contacter votre revendeur, ou notre staff de « scientifiques » via le groupe sur FACEBOOK, il se fera un plaisir de vous répondre.  Noël approche, l’occasion d’acquérir un nouvel outil pour la saison prochaine. Pour ceux d’entre vous qui sont encore hésitants, vous pourrez toujours vous rendre sur les différents salons et portes-ouvertes en 2015 et constatez vous même la valeur des cannes SAKURA.

A très bientôt.
JC

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Petite « Battle » entre amis.

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous à Caderousse  avec Sébastien, Quentin et Nicolas. Ce dernier sera avec moi sur la Smart Liner 3, 50 m. Le temps est a l’orage, les éclairs ne sont pas loin et la pêche s’annonce dure ! Sur la route, Sébastien m’avait proposé de faire une « petite battle » entre amis. Du coup, pour lui faire plaisir, alors que nous mettons les bateaux à l’eau,  j’annonce « COMPET » !!

Quentin et Sébastien partent au brochet afin de rentrer rapidement des points. Pour ma part, je propose à Nicolas de prospecter des murets en topwater à l’aide de Naja 105 F. Nous enregistrons rapidement plusieurs touches de beaux poissons mais aucun ne se piquera…

Nous nous rabattons sur les arbres noyés en bordure et je pique rapidement un beau bass de 46 cm !

Il est midi et il est temps de se retrouver pour voir les prises de la matinée et « casser la croûte » ! Quentin et Seb ont le sourire, ils ont fait un brochet de 63 cm au shad. Ils sont donc en tête !

On reprend la pêche et nous décidons de traverser le lac à la recherche de brochets, je prospecte donc avec un spinnerbait Sakura Monarc en 10 g et Nicolas avec un crank FT. Je fais une perche juste maillé de 25 cm. Du coup, nous repassons  devant !

Les brochets ne sont pas actifs, on va donc insister sur des spots à bass en texan à l’aide de Baby Craw Gary Yamamoto en 3,5 g. C’est depuis des années la meilleure écrevisse pour les pêches finesse. Grâce à elle,  je rentre plusieurs bass, mais non maillés de peu !

On recroise Seb qui est tout content de nous montrer son bass de 38 cm. Les coquins reprennent de nouveau l’avantage !

Nicolas, toujours avec son crank, fait plusieurs brochets non maillés et fini par piquer un joli poisson de 67 cm. Bien joué Nico !

Quant à moi, je continue ma prospection en texan  … et fish ! Mais il est coincé dans les arbres ! Je maintiens la pression et parviens à sortir ce beau bass de 46 cm … ouf !

Remise à l’eau immédiate !

Les berges sont superbes et offrent aux poissons de nombreuses cachettes !

La chance nous sourit à nouveau et je finis cette partie de  pêche par un bass de 35 cm ! L’obstination et la concentration ça paye toujours à un moment ou un autre.

Ce fut une bonne journée entre potes, les poissons n’étaient pas faciles mais nous avons sorti notre épingle du jeu. Nous finissons avec 3 bass, 1 brochet et 1 perche. Quentin et Seb avec 1 brochet et 1 bass. La revanche l’année prochaine !!!

A bientôt !!
Tristan Poulain

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Un petit tour en mer…

Entre deux crues du Rhône, nous voici aujourd’hui avec notre ami Sébastien afin de faire une petite sortie en mer à la recherche de Loups ou de Bonites. Le temps clément et la mer assez calme. Nous faisons un petit essai sur le bas du Rhône, mais en vain, ne prenons aucune touche ! Dommage car cet endroit de la Camargue est superbe.

Nous décidons de partir en mer et essayons de repérer une éventuelle chasse. Après quelques minutes de navigation, nous apercevons quelque chose au loin ! Sébastien met les gaz et, surpris, ce ne sont pas des bonites ni des pélamides, mais des dizaines de dauphins qui marsouinent ! Un spectacle dont on ne se lasse jamais.

Cela dure une bonne vingtaine de minutes, puis ils finissent pas s’éloigner …

Sébastien pointe du doigt une chasse au loin, nous y allons rapidement, lançons nos leurres et … fish !!

Après quelques minutes de combat, je sors mon premier « Bonitou » ! Il déploie  une belle défense. Merci Crazy Anchoa !!!

Tristan et Sébastien en piquent un également,Tristan utilise lui aussi un Crazy Anchoa, on ne change pas une valeur sûre !!

La journée passe vite, nous nous déplaçons au gré des chasses que nous apercevons, nous piquons un poisson par ci par là, et en décrochons quelques uns. Les chasses ne durent pas longtemps aujourd’hui, il faut être très rapide pour lancer et espérer piquer quelques chose.

Il est déjà temps de rentrer ! Merci à Sébastien pour cette sortie en mer, ça nous change un peu de nos lacs et rivières et puis les dauphins, c’était vraiment sympa à voir !

Mon combo Sakura Mitsio a encore bien travaillé…. les jigs Crazy Anchoa aussi !

A bientôt,
Laurent et Tristan Poulain

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Finale du Championnat de France GN Carla à Eguzon – 22/23 Novembre 2014

Après 650 km et un petit arrêt à Lyon pour récupérer le bateau chez BBE, nous voici enfin arrivé au bord du lac d’Eguzon sur la Creuse. Nous n’étions jamais venus et nous ne sommes pas déçus, premièrement il fait très beau pour la saison, l’hébergement est au top avec vue sur le lac depuis la chambre, pontons et mise à l’eau plus spacieuse que nécessaire …. et le lac a l’air magnifique !!

Une bonne nuit de récupération et nous voici sur l’eau au lever du jour pour découvrir ce plan d’eau.

Ce lac est vraiment très beau, falaises, plages, pontons , les postes sont très variés, le tout sous de belles couleurs d’automne !

Ayant quelques infos d’amis ( merci ! ) , nous repérons quelques zones bien précises, les échos de poissons sont nombreux , mais les quelques pêcheurs locaux rencontrés sur le lac ne nous rassurent guère ! Il ne se prend pas grand chose en ce moment. Pendant ce temps là, des équipes commencent à arriver et sondent également le lac .

Samedi : Mise a l’eau des bateaux et derniers préparatifs….

Traditionnelle photo de présentation des équipes ….

Briefing orchestré par Frédéric Marre, Vice-Président du GN Carla .

10h00 : c’est parti ! Nous sommes en deuxième série et, mieux placés au départ,  réussissons à aller sur le poste que nous convoitions. Visiblement nous n’étions pas les seuls ! L’équipage Laupin / Menteur commence à prospecter un peu plus loin et sort un poisson dès les premiers lancers … de quoi nous mettre la pression ! Mais Tristan m’annonce des échos au sondeur avant et en animant mon montage plomb palette agrémenté de mini tubes Yamamoto, je prends une touche et sort un sandre qui nous parait bien petit, vite la réglette… 40 cm, ouf ! Dans le même temps, Fred et David ont enchaîné deux autres poissons , nous n’avons pas vu si c’etait maillé, probablement pas, car ils quittent  la zone .

Mon premier sandre pris au plomb palette .

Quelques minutes plus tard c’est Tristan qui prend une touche et sort notre deuxième sandre, cette fois c’est un peu plus « gros »: 51,8 cm. Nous soufflons !!!

A peine mesuré, Tristan qui a insisté pour emmener quelques leurres à bass, se met à prospecter sous les pontons en « pitching » à l’aide d’un montage texan et d’une Craw  Yamamoto en   3.75″. La touche ne se fait pas attendre et il sort du ponton un bass de 35 cm ! A notre grand étonnement, nous réalisons que les bass sont bien plus actifs en ce moment !

Plusieurs bass non maillés suivent, puis je prends une perche maillée de 25,2 cm. Tristan en prend une plus jolie de 32,5 cm en linéaire avec un shad Biwaa Divinator  S en 4″ Pearl white.

Nous n’avons plus de touche sur le poste, je suggère d’aller prospecter un peut la plage, au bout de quelques lancers, Tristan prend notre troisième sandre, encore au plomb palette dans 8 m.

Nous n’en revenons pas, en deux heures de pêche nous avons « bouclé » notre quota a 6 poissons !! Mais nous savons que rien n’est joué, il nous faut remplacer nos plus petites prises pour être tranquilles, Tristan pense qu’il y a « un coup » à tenter sur les black bass, c’est sûr que c’est plus plaisant que de gratter les sandres dans 12 m !

Du coup, Tristan pêche méticuleusement les pontons et autres structures à la recherche de bass, pendant que moi à l’arrière je me dévoue pour « ratisser » vers le large au plomb ou en linéaire àla recherche d’éventuels sandres ou perches.

Et ça marche … enfin presque, Tristan sort quelques bass non maillés (signe d’une belle population dans ce lac ) et finit par prendre un sujet de 40 cm qui le console de quelques beaux bass décroché ou cassé ! Comme ce bass estimé à + de 50 cm qui, coincé dans l’armature d’un ponton a fini par casser le fluoro  ! Grrr !!

Malgré notre persévérance, nous ne prendrons pas de poissons maillés supplémentaires.

Nous terminons cette première manche en 4 ème position, au coude à coude avec quelques autres équipes, c’est « chaud « !

Très bien accueillis dans les locaux de la base de loisir de Chambon, nous avons eu la chance de disposer (entre autre) d’une table de ping pong pour les uns et d’un baby foot pour les autres. Rien de tel pour faire retomber la pression et passer un bon moment avec les copains, merci a Romain Lavergne, Fred Laupin, David Menteur et Ivan Pavelic pour les bonnes parties que nous avons partagées. Ceci dit, je n’ai toujours pas « digéré » les services de David. Vivement la revanche !

Dimanche matin, la tension est palpable, c’est la dernière ligne droite avant  un éventuel titre de Champion de France pour une partie des équipes qui ont marquées suffisamment de points hier. Il ne faut rien laisser au hasard ! Nous vérifions quelques montages ….

Quelques mots pour la vidéo du concours ……

Au départ de notre série, nous retrouvons Fred et David ainsi que  Michael et Sébastien …

Mais cette manche ne se passe pas du tout comme prévu, le poste  sur lequel nous comptions ne nous a rien rapporté à part quelques poissons non maillés de quelques millimètres ! Un peu plus tard, nous refaisons une tentative et Tristan, toujours en montage texan, vois son fil se décaler et extrait en force du ponton un black bass de 30.2 cm , ouf ! Quelques tentatives sur le sandre ne donneront rien non plus à part quelques « gratouillis ». Nous tentons le tout pour le tout sur les bass, le temps a passé très vite, Tristan réussit à prendre quelques bass non maillé et en décroche deux beaux, quant ça veut pas ! ….. Déçus d’être passé à coté de cette deuxième manche et du podium nous remontons le bateau…..

Direction la base de loisir pour féliciter les équipes du podium qui ont été régulières sur les deux manches sur une pêche de perches et sandres assez capricieux …… Bravo !!

Quant à nous, nous terminons 10 èmes / 29 du Championnat de France GN Carla 2014. Vivement 2015 !

Un grand merci a nos partenaires et sponsors : Sakura, Navicom et Bass Boat Europe pour leur aide.

Vidéo de la finale : https://www.youtube.com/watch?v=MmYOTkqPXQo

Lien direct : vidéo de la finale du championnat de France

A bientôt …….

Laurent et Tristan Poulain

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Dernières truites de la saison 2014

Après le relatif succès de ma première sortie d’exploration, je suis sur-motivé pour poursuivre mes investigations avant la fermeture. A en juger par la persistance de l’anticyclone durant la semaine écoulée, le niveau ne devrait pas avoir bougé significativement.
Pour cette nouvelle sortie en solo (toujours armé de ma fidèle Furiozza FRS M), je pars dans l’optique de débuter la journée sur les secteurs du dimanche précédent (en espérant débloquer le compteur et m’enlever rapidement la pression) et consacrer l’après midi à l’exploration de nouvelles zones plus en aval (toujours en passant la carte IGN au crible selon la logique évoquée dans le report précédent).
Je débute donc à l’aval du seuil, la matinée s’annonce ventée et brumeuse. Statu quo au niveau des conditions, l’étiage est toujours là, mais la température de l’eau a encore perdu quelques degrés.

Fréquentation assidue des berges en cette fin de saison…

Après quelques coups de ligne dans la fosse sous la chute, j’enregistre une première secousse et un poisson modeste d’une trentaine de centimètres se retrouve au sec (elle se sauvera avant la photo). C’est peut-être de bon augure !

La fin de la prospection ne donne rien. Sans perdre de temps, je file vers l’île située en aval, théâtre d’un super coup du soir 7 jours avant. La zone est abordée avec la même logique, je débute consciencieusement la prospection en remontant le bras, mais n’enregistre qu’un seul suivi.

Je traverse alors l’île et retrouve le pool salvateur du dimanche précédent. Le niveau a un peu baissé et la tête est encore mieux dessinée ; elle forme une jolie jonction de deux veines marquées. Il suffit d’un passage à ce niveau pour atteler un poisson puissant qui reste un bon moment sur place en plein courant sans bouger. Après un âpre combat, un mâle bécard plein de vigueur se retrouve dans mon épuisette ; il dépasse la barre des 60 cm, j’exulte !

Je retourne sur la tête, vendange lamentablement deux autres poissons corrects, et décide d’explorer de nouveaux territoires.  En sortant de l’eau, j’aperçois une silhouette longiligne suivie d’un autre pêcheur wadérisé. Cette allure me dit quelque chose et arrivé près d’eux, j’ai la chance de serrer la main de Patrick Roux, fameux traqueur de grosses truites aux appâts naturels. S’en suivra une discussion passionnée de plus d’une heure sur le secteur et la pêche en général, un régal !

Je continue donc, excité par la perspective de découvrir un vrai spot à grosses truites (assez rassurant de savoir qu’on sévit sur les terres d’une telle pointure). En remontant le talus, je surplombe l’ensemble de la zone. La fin de coup (jusqu’alors non étudiée) est constituée d’une accélération nette ; bien que la pente de la remontée ne soit pas très importante (critère majeur qui conditionne la valeur de ce type de poste), le resserrement forme un entonnoir marqué (d’où l’accélération) et les moutons à la surface traduisent la présente d’un substrat hétérogène, générateur d’amortissement près du fond : ça vaut le coup d’essayer ! Je redescends donc et démarre la prospection en effectuant des lancers lointains suivis de dérives avals canne haute, exactement la gestuelle d’un pêcheur au toc. Première dérive et je prends un beigne monumentale. Quelques lancers plus tard, je me retrouve aux prises avec un joli poisson avoisinant les 50 cm :

Au moment où je la décroche, elle rejette une quantité incroyable de larves, conséquence logique de sa tenue : elle se gavait littéralement en plein milieu de cette veine porteuse.

Quelques lancers de plus pour finir de ratisser la zone et une truite plus modeste vient au sec, suivi d’une autre décrochée :

J’imagine que de nombreux individus de taille moyenne sont attablés et préfère rechercher des poissons plus gros et esseulés (moins enclins à s’éloigner des caches la plupart du temps).
Quelques kilomètres plus bas, je me trouve sur un pont bien connu des locaux : le profil à ce niveau est très uniforme, donc assez peu motivant.

Je décide de remonter la rivière pour trouver une zone à la configuration plus variée, moins chronophage. Quelques centaines de mètres au dessus se dessine un virage serré, le courant principal venant butter sur la berge empierrée où je me situe. La rupture de pente de la tête est marquée, le couple vitesse/profondeur change rapidement, ce qui facilite la localisation des truites juste en aval de la marche, sous le courant de surface violent. La difficulté réside plutôt dans la manière de faire nager son leurre au ras du fond. Les techniques favorites des locaux (cuillère tournante) sont ici totalement inadaptées, au contraire d’un PN dense, plus à même d’atteindre rapidement le bon niveau et pêchant même lorsque la bannière est détendue. Je lance dans les friselis en amont, détends totalement la ligne au niveau de la marche ; dès la reprise de contact, je suis pendu et c’est très lourd ! la truite prend l’aval et débute un combat dantesque. Je me rends compte que le bas de ligne en 0.22 mm est vraiment juste sur ces poissons dans des gros bastons. Les rush sont incontrôlables et me prennent à chaque fois plusieurs dizaines de mètres de tresse, je n’en vois pas la fin. Finalement, c’est un nouveau bécard approchant les 70 cm qui se rend. Un poisson en tout point splendide, magnifiquement proportionné, un pur bijou de la Nature :

Après une telle capture, le cœur n’y est plus vraiment, mais le stakhanovisme halieutique qui m’habite me pousse quand même effectuer quelques lancers supplémentaires, vu l’heure… Quelques minutes plus tard, je ferre un nouveau poisson bien correct (entre 40 et 50 cm) que je perdrai finalement dans un tas de bois immergé, alors que je cherchais désespérément dans mon dos l’épuisette oubliée cinquante mètres en aval, au niveau de ma prise précédente… En d’autres circonstances, j’aurais été furieux, mais en cette fin d’après-midi, je m’estime largement comblé ! J’ai ma dose, go home !

Une journée bénie, vivement 2015 !
A bientôt,

Simon SCODAVOLPE

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Coupe de France à Enchanet.

En plus des concours GN CARLA organisé dans chaque zone, avait lieu cette année « la Coupe de France », l’occasion pour nous de retourner à Enchanet dans le Cantal .

Notre bateau ayant un petit problème mécanique, notre ami Frédéric Assier nous a proposé gentiment de nous prêter sont bateau, et pas n’importe lequel, un Bullet ! Sûrement le bass boat le plus rapide en France ! Malheureusement la réglementation locale à 6 km/h ne nous permettra pas de tester « le Monstre ».

Samedi matin, nous prenons possession du Bullet et installons nos affaires. La mise à l’eau un peu délicate en raison du niveau bas du lac prend pas mal de temps, nous attendons notre tour…..

ça y est, nous sommes prêts !

La coupe de France a la particularité de réunir des équipes de toutes les zones du GN CARLA, la dernière occasion pour certain de décrocher une qualification pour la finale , ou d’améliorer sont classement de zone, histoire d’arriver en finale avec un minimum de pénalités.

L’organisation est basée au camp de vacance de la Gineste. Le briefing va commencer !

L’occasion de retrouver des amis des zones Nord et Ouest.

Le départ approche, les pêcheurs locaux nous ont annoncé une pêche assez dure en ce moment !

Après un contrôle du bateau…..

… nous nous élançons à 6 km/h vers des postes en amont ou nous avons repéré quelques boules de perches.

Mais même les perches sont capricieuses, c’est très dur de faire mordre des poissons maillés. Finalement Tristan rentre notre première perche maillée au plomb palette avec un petit tube Gary Yamamoto blanc.

Puis une seconde que je fais mordre sur un Dart Ice Jig.

Le lac d’Enchanet offre de très beaux paysages ! Il y a de nombreux arbres noyés.

Déçus, nous terminons la manche en 9 ème position et allons féliciter le podium ….

Les repas sont toujours de bons moments de convivialité et de rigolade….

Dimanche matin, il y a du brouillard et il ne fait pas bien chaud !

Briefing. Cette fois nous partons en 1 ère série.

Nous retournons sur un poste prospecté hier, ça commence plutôt bien, Tristan rentre rapidement une perche maillée, a l’aide d’un micro jig, mais cela ne dure pas et nous constatons qu’il y a bien moins d’échos qu’hier sur la zone. Nous décidons de changer complètement, de secteur…..

Nous prospectons maintenant une grande crique, bingo ! Nous prenons une perche maillée puis une autre, les prises s’enchaînent , ce n’est pas tout maillé mais on se fait plaisir !

Petit à petit, notre fiche de capture se remplit, nous alternons Dart ice Jig en 13 g et metal jig de 20 g comme le Crazy Anchoa ….

A une demie-heure de la fin de la manche nous bouclons notre quota à 6 perches , ouf !!

Sur le chemin du retour, Tristan commence à faire « les comptes « , apparemment il y a d’autres équipes qui ont fait une bonne manche …

Les leurres du jour ! Dart Ice Jig….

… et Crazy Anchoa, aussi efficace en mer qu’en eau douce !

Nous pêchons les quelques minutes qui nous reste a proximité de l’arrivée…

La pêche n’était pas facile, mais ce lac est vraiment très beau !

Nous sommes rejoints par Nicolas Guichon qui a fait un bon concours, il gagne sa place pour la finale …

Un grand merci a Fred Assier et Romain Lavergne pour le prêt du bateau.

Nous rangeons le matériel et allons a la remise des prix…

Nous terminons deuxièmes de cette manche et quatrièmes du classement de cette Coupe de France .

Un grand bravo aux équipes qui ont su être régulières lors des ces deux manches bien difficiles .

Merci aux organisateurs et bénévoles pour leur accueil et à Jérome Jemain pour ses photos lors de ce weekend .

A bientôt…..
Laurent et Tristan Poulain

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Truites d’automne en seconde catégorie…session découverte.

Quitter son département d’origine quand on est pêcheur conduit forcément à explorer de nouveaux horizons. Ce qui peut paraître fastidieux au premier abord (tant il est confortable de maîtriser un territoire pour coller à la logique du bon endroit au bon moment) permet avec le recul de ne pas sombrer dans la routine, surtout quand on a la chance (comme moi) de passer pas mal de temps au bord de l’eau. Ce début d’automne sera donc consacré à la recherche de nouveaux spots à grosses truites.

Si je consacre traditionnellement mes dernières sorties de l’année aux randos-pêche en lacs de montagne, l’arrivée dans les Alpes est une bonne occasion de changer mes habitudes pyrénéennes. De plus, cette année, la météo estivale particulièrement humide a gonflé les grandes rivières qui n’ont véritablement retrouvé un niveau correct qu’en fin de saison. C’est donc plein de motivation et de fraîcheur que j’aborde cette sortie « grosses truites aux leurres », avec en poche une poignée d’infos glanées sur le net et quelques captures d’écran Géoportail. Comme à mon habitude, j’ai pris le soin d’étudier la carte IGN au 1/25000 afin de repérer soigneusement les portions resserrées (paramètre d’autant plus important que la largeur du cours d’eau convoité avoisine les 100 m), les îles, chutes d’eau ou méandres éventuels ; bref tous les secteurs souvent chauds ou qui, du moins, ont le mérite de briser l’uniformité décourageante de ces portions avals.  Je pars donc sans présager de la tenue des truites, dans l’optique de tester un maximum de configurations différentes. A priori, la météo sèche de ces dernières semaines devrait conduire à des conditions optimales en termes de température et de débit (l’étiage est rarement pénalisant dans ces pêches d’automne).

Arrivé sur le premier secteur de la journée, les voyants sont bien au vert : le niveau me semble bon (c’est à dire assez bas) et l’eau relativement claire (par rapport à la turbidité importante qui semble être fréquente sur ce cours d’eau). Les 200 premiers mètres sont assez prometteurs puisqu’ils concentrent une grande variété de couple vitesse/profondeur : un grand pool se présente à moi avec une bonne rupture en tête débouchant sur un grand plat, et un seuil aménagé bordé de gros blocs se dessine en amont. Après avoir alterné poissons nageurs, leurres souples et même lames vibrantes (seulement dans mes micro coups de mou psychologique) pendant 2h, aucun signe de vie. Les (nombreux) pêcheurs locaux aperçus ou croisés n’ont pas fait mieux, bien qu’ils me confirment que les conditions soient optimales. Après quelques coups de ligne au toc sans grande conviction sur le bras d’un îlot situé en amont de la chute, mon moral a pris du plomb dans l’aile. Je mise alors tout sur la baisse de luminosité vespérale qui permet souvent de débloquer le compteur dans les journées difficiles. Je choisis un secteur vierge plus en aval en vue du coup du soir qui se profile. Arrivée sur le spot, la configuration est assez engageante. Une île crée une lône maigre dont la berge est inaccessible et bien fournie en caches. De l’autre côté, le bras principal présente une tête de courant aux veines marquées. J’attaque la prospection du petit bras avec des lancers trois quart amont pour plus de discrétion. Rapidement, les choses s’animent : je fais suivre un petit poisson et une truite d’une quarantaine de centimètres vient au sec quelques mètres au dessus… ouf, le capot est évité. J’étais venu pour des individus du calibre supérieur, et la robe n’est pas transcendante (doux euphémisme), mais c’est toujours ça de pris… une photo pour illustrer un hypothétique article sur les truites « moches » et je ré-attaque.

Non, je ne l’ai pas trouvé séchée sur les galets !

J’arrive finalement à l’extrémité du bras. Dernier lancé devant un embâcle, et blocage dès la tombée. Au bout de quelques secondes, un parpaing doré se tortille sous la surface avant de replonger pour prendre la direction de l’aval, avec une lenteur puissante pleine d’assurance caractéristique d’un gros poisson… la truite passe à 5 mètres de moi, je l’estime à plus de 65 cm mais mon enthousiasme est vite calmé par la vision du PN totalement en dehors de la gueule, planté sur le côté du museau. C’était prévisible, la truite se dirige vers un arbre immergé quelques mètres en aval, pas le choix, il faut brider pour dévier sa trajectoire, je serre le frein et tente de la déséquilibrer et… décrochée… je tremble de partout, hurle un bon coup et me remet marche. Il me reste une grosse demi-heure de pêche. Je lance dans la tête de courant de l’autre côté de l’île et  la dérive se soldera par la prise d’un mâle bécard splendide qui vient sauver ma journée de pêche.

La Furiozza FRS 7’1 M a fait le job !

Deux autres truites de 40 cm viendront clôturer la journée dans le dernier quart d’heure (mais leur robe peu engageante vous privera de tout cliché, faut pas exagérer non plus hein !). Le bilan, d’aucuns qualifieront de modeste, est quand même positif pour une pêche de prospection. La sortie de poissons avant la nuit laisse présager un potentiel intéressant. J’espère que ces niveaux se maintiendront quelques temps afin de le vérifier !

A bientôt,
Simon SCODAVOLPE

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Pe(r)ches d’automne.

Les températures commencent « enfin » à baisser, incitant les poissons à se regrouper un peu et faire des réserves pour l’hiver, l’occasion pour nous de nous amuser avec les perches.
Certains plans d’eau ne sont pas facile d’accès, même pour une petite embarcation !

Nous commençons notre prospection et prenons par-ci par-là quelques perches,  puis sur une sorte de bosse , une perche, puis deux , puis trois et ainsi de suite. Elles ne sont pas si faciles, il faut changer régulièrement les leurres et les animations pour réussir à les tromper, il n’y a pas de gros sujets, mais la moyenne est correcte.

Nous alternons drop shot avec des petits Slit Shad

… et les Crazy Anchoa ou encore les Dart Ice Jig

Par moment les captures s’enchaînent très rapidement  !!

Le Dart Ice Jig est une valeur sûre pour la perche et d’autres carnassiers !

Quand ça mord, difficile de résister, même pendant la pause déjeuner !

Parfois les  petits plans d’eau réservent de belles surprises ….

… au milieu de toutes ces perches modestes, nous prenons quelques spécimens plus corrects.

Par moment le banc se déplace , le sondeur est un atout non négligeable pour le retrouver rapidement !

La surprise du jour, la capture d’un rotengle sur un Crazy Anchoa ! Quelle polyvalence ce leurre !

Deux petits brochets ce laissent aussi tenter par ce leurre …

Il y a un peu moins d’activité, nous changeons de technique et prenons encore quelques perches en linéaire à l’aide de Slit Shad 3,5″ monté sur petite tête plombée.

Il est temps de rentrer, nous avons passé un bon moment  et cela nous a permis de travailler différentes animations, cela fait parfois toute la différence …. il est temps de relâcher nos prises jusque là conservées avec soin. Nos cannes Shinjin Neo et Trinis Neo ont bien assuré, leur légèreté et leur sensibilité sont des atouts importants pour ces pêches tactiles.

Voici le lien d’une petite vidéo : perches aux Crazy Anchoa

à bientôt,
Laurent et Tristan Poulain

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NERETVA, a cruel mistress


Our little adventure at the mouth of the River Neretva is over. We are back in Zagreb. Impressions of this magical place where the mighty river meets the deep blue Adriatic sea still so vivid in our minds. In whole of Croatia, there is not a place which holds so many trophy specimens of seabass, bluefish and leerfish. So, naturally this was the place we chose for the first Adriatic Sakura test. We planned this trip for months yet all the preparation in the world couldn’t help us as on the eve of our departure, the weather simply switched from summer to winter. Smart thing would have been to postpone but we were so high with expectation that we passed the point of no return. Our destination was too strong a lure for fishing fanatics like us. Although we could almost smell our adventure’s ill fate as soon as we stepped out of the car, we pushed on and after almost five days of non-stop fishing we can say that we made the best of an impossible situation and proved that some lures can really raise the fish from the dead.

Notre petite aventure à l’embouchure de la rivière Neretva est terminée. Nous sommes de retour à Zagreb, et les impressions de ce lieu magique où le grand fleuve rencontre la mer Adriatique d’un bleu profond sont encore vivaces dans nos esprits. Dans toute la Croatie, il n’y a pas un endroit qui produit autant de spécimens de bars, Tassergals et liches que celui-ci. Alors, naturellement ce fut le lieu que nous avons choisi pour le premier test SAKURA en mer Adriatique. Nous avons planifié et préparé ce voyage depuis des mois, mais à la veille de notre départ, les conditions météos sont passées de l’été à l’hiver… La chose la plus intelligente à faire aurait été de reporter ce séjour, mais nos espoirs étaient si hauts que nous ne pouvions y renoncer. Cette destination éveille tellement d’envie en nous! Pendant près de 5 jours nous allons pêcher quasi non-stop, en donnant le meilleur de nous mêmes… Même dans ces situations impossibles nous avons prouvés que certains leurres font vraiment la différence.

Thinking back, we can safely say that nothing went as planned. The weather should have been ideal, our local guides were supposed to lead us to the best fishing spots and we should have had a boat on our disposal to reach some special spots few have fished on. But the sudden weather change also brought the strong winds which peeled the skin of our faces and absolutely eliminated all those hot spots, bounding us to the shore at the same time as there was no way we could take the boat out. So we had to dig deep and find new spots of our own. Locals tried to help but were not very hopeful. Still, on the very first morning we had some good action using the Slit Shad in Sexy Shad color. Robert caught our very first fish, a nice little seabass, on the 10 cm Slit and we also got a couple of bites by bluefish, even on the smaller 7,5 cm one. Unfortunately, those ended in bitten off tails and snapped lines because the bluefish there are brutal predators and soft lures are no match for their strong teeth. So we switched to Najas and Pulsion poppers which got us a couple of nice attacks later in the day. Probably our largest fish hit the white Pulsion at the very mouth of the river. It is very wide at that point and the best way to fish is to simply let the popper float with the current, about a hundred meters away, and then start to retrieve slowly. On one such try, Marko had an incredibly strong attack from a huge leerfish which almost pulled the rod from his hand. It wasn’t a long fight as the fish managed to break loose but by the power of that strike, it was definitely the largest fish of the trip.

En y repensant, nous pouvons dire que rien ne s’est passé comme prévu. Le temps devait être  idéal, nos guides locaux étaient censés nous conduire sur les meilleurs spots du coin et nous devions avoir un bateau à disposition pour atteindre certains endroits spéciaux rarement pêchés…  Le changement soudain de temps a également été accompagné de vents violents, tellement violent que le sable qu’il emporte vous pèle la peau du visage à chaque bourrasque. Nous sommes obligés de nous abriter et de nous limiter aux endroits  »pêchables » sur les rives de l’embouchure… Nos rêves de pêche en bateau s’envolent! Les locaux essayent de nous aider comme ils peuvent, mais ne sont pas très optimistes. Dés le premier matin, Robert capture son premier bar sur un Slit Shad 100 Sexy Shad, et nous aurons d’autres attaques de tassergals qui ne se piqueront pas, même en diminuant nos tailles de Slit Shad jusqu’au 75mm. Quand ce ne sont pas les queues de nos LS qu’ils taillent, ce sont nos bas de ligne qui font les frais de ce prédateur aux dents acérés! Donc, nous sommes ensuite passés au tour des Pulsion TR et Naja, qui nous ont procurés de bonnes sensations dans l’après midi. D’ailleurs le Pulsion TR en coloris Pearl White, nous a permis de toucher  »certainement » le plus gros poisson du séjour! A la sortie de la rivière dans la mer, l’estuaire est extremement large. Pour prospecter un maximum d’eau, nous lançons nos poppers le plus loin possible avant de les laisser dériver avec le courant jusqu’à la distance souhaitée. De cette façon, Marko a eu une attaque d’une violence incroyable qui lui a presque arraché la canne des mains! Cette liche (c’est en tout cas le coupable que nous avons désigné) a malheureusement cassé la ligne en plein rush…

As days went by, the winds grew even stronger and fishing at the mouth of the river was no longer possible. So we decided to explore the calmer coves and harbours trying our luck there. We had some good results using the Slit Finesse in Hasu color but the fish in those calm waters were very skittish and the strikes were few and weak. We tried to devise different ways to adapt and tried all the fishing techniques we knew but without result. No serious fish was caught until the last day when a parting gift to one of our local guides, Miro, proved well deserved. He used the large 14 cm Naja we gave him to catch a stunning 2 kg seabass on our last morning. Miro brought it to us for show just as we were packing and getting ready to take the long trip home. Sadly, we were out of time to try a few « last casts » that morning but this proved that on the River Neretva, large lures are the way to go. Everything there is oversized and stronger than anywhere else. I can safely say that there is no way you could catch such a seabass on a lure that big and loud anywhere in Croatia. It was a point we kinda proved the day before when Robert had a good strike on the new 14,5 cm Smart Minnow we got just before the trip. It was probably a large bluefish as it snapped the leader and swam away with the lure after only seconds of fighting. When thinking big surface lures, you usually think about bluefish and similar strong, brutal predators. Seabass is normally caught using finesse tactics so this trip had at least one interesting test result which caused us to rethink our bassing strategies. We also learned that their attacks on large, loud zaras are quite normal there which could explain our limited success with bluefish. Most probably, those would require lures near to 20 cm to get them going as we saw them attack mullet over that size while showing absolutely no interest in any lure we presented.

Les jours passent et les vents augmentent encore, rendant même la pêche dans l’estuaire impossible! Nous décidons de tenter notre chance dans des criques et des ports abrités, qui s’avèrent de parfaits spots de replis. Nous avons eus quelques suivis et de discrètes touches en utilisant les Slit Finesse en coloris Hasu, dans ces eaux calmes et cristallines les poissons sont peu nombreux et vraiment capricieux! Même en essayant de nouveaux montages et toutes les techniques que nous connaissons, nous n’aurons pas plus de résultats! Jusqu’au dernier jour, où en cadeau d’adieu, notre guide local  »Miro » capture enfin un joli bar sur le Naja 145 que je lui avait donné. Malheureusement, il est déjà l’heure de rentrer pour nous. Mais nous avons appris que sur l’estuaire de la rivière Neretva, les gros leurres sont les meilleurs! Tout y est plus gros et plus fort que nulle part ailleurs dans le pays! Nous en avions déjà fait l’expérience la veille, lorsque Robert a pris une énorme attaque au premier lancer avec son nouveau Smart Minnow 145F. Sauf qu’encore une fois, ce gros tassergal sectionna le bas de ligne en plein combat… Pour la prochaine fois, nous garderons à l’esprit que la pêche finesse est synonyme de bar, alors que pour les tassergals, liches et autres gros prédateurs il vaut mieux privilégier les gros poissons nageurs et leurres de surface. Au vue des attaques dans les bancs de mulets, de gros leurres de surface seront même à prévoir, car nos petits stickbaits n’ont connus aucun intérêt de la part de ces prédateurs.
One other thing we learned was that the bad weather we suffered had absolutely no influence on the squid population. We had some great fun catching squid. They were very eager to take various EGI type lures and if we concentrated on them completely, we could have caught dozens every night. Unfortunately, we had no Sakura lures to try with them but I am sure we will in the future. In any case, they provided us with a couple of very fine meals that our master chef Luka made out of almost nothing. The sea always provides if you know where to look…

Durant ce séjour, nous aurons aussi appris que le mauvais temps n’affecte absolument pas les calamars. Nous avons passé quelques moments très amusants à les pêcher. Si nous nous étions focalisés sur cette pêche, nous aurions vraiment pu cartonner. Malheureusement nous n’avions pas de turluttes SAKURA à essayer ;) En tout cas, ces calamars nous ont fournis quelques très agréables repas préparés (avec presque rien) par notre chef Luka!

There is no doubt we will visit this beautiful place again but in better conditions and with better „ear to the sea“ so to speak. This season has been a funny one in many ways and though normally fish would be very active this time of the year, it wasn’t the case. Water temperature is still relatively high and there is way too much natural food for the fish to be interested in lures in any way other than reaction strikes. Good thing we had some great lures with us that were able to do just that and when we return, our plan will be much, much different. One thing that will definitely not change is the positive attitude and great fun we had on account of that as this team was able to keep the spirits high even in the most difficult conditions. Bad weather, almost no sleep and inactive fish for nearly five full days would break many a wisherman… Us? Well, we decided to come back and soon!

Il ne fait aucun doute que nous allons visiter ce bel endroit à nouveau, mais dans de meilleures conditions  et avec une meilleure  »écoute de la mer » pour ainsi dire. Cette saison a été étrange de bien des façons, alors qu’ a cette époque l’activité devrait être maximum, ce n’est toujours pas le cas. La température de l’eau est toujours élevée et la quantité de poisson fourrage est trop importante pour intéresser des carnassiers avec nos leurres, autrement que par des attaques reflexes. La bonne nouvelle c’est que nous avons trouver des leurres qui fonctionnent très bien pour ce genre de situation, et que nous saurons les exploités lorsque nous reviendrons. Une chose ne devrait pas changer, c’est l’attitude positive et le grand plaisir que nous avons partagés avec cette équipe, ce malgré des conditions difficiles. Le mauvais temps, très peu de sommeil, des poissons quasiments inactifs pendant près de 5 jours auraient eu raison de bien des pêcheurs! Nous?? Eh bien, nous avons décidés de revenir très vite!
Dario Rakovac

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Du lourd en léger

Il fait beau, chaud et le vent est quasi nul en ce début d’été… Nous sommes bien loin des conditions idéales pour une sortie réussie. Cette session prévue depuis un moment risque fort d’aboutir sur une belle bredouille, mais il en faut plus pour nous arrêter!

Avec Sylvain, nous prenons la décision de tenter une zone complètement délaissée ces derniers temps. Quitte à prendre un capot autant que ça serve à quelque chose.

Nous attaquons donc en finesse avec les L16 Koneel qui s’avèrent parfait pour prospecter rapidement et faire bouger des poissons de toutes tailles. Grâce à sa silhouette particulièrement fine, il correspond parfaitement aux petits lançons qui patrouillent sur nos côtes en ce moment.

Après quelques dérives infructueuses,  nous trouvons enfin un plateau peu profond qui abrite quelques bars. Pas des monstres, puisqu’ils font une cinquantaine de centimètres en moyenne, mais les températures élevées de ces derniers jours les boostent considérablement! Il se jettent littéralement sur nos L16 Koneel 150 montés sur des L16 Koneel Jig Head de 7 et 10 grammes, et nous offrent des combats forts sympathiques sur nos ensembles légers.

Rapidement l’activité se calme chez nos amis à écailles au bout de quelques dérives. Il est alors temps de changer de spot pour rejoindre une zone d’herbiers situé à 4 m de profondeur dans une eau cristalline.

Les poissons sont dispersés et nous touchons quelques petits bars au milieu des aiguillettes qui maltraitent nos leurres.

Une fois de plus, en gardant la ligne bien tendue lors de la descente du leurre que je perçois nettement un petit «poc» caractéristique. Au ferrage rien ne bouge… J’annonce la couleur à mon compagnon en lui annonçant que ce n’est pas la même cette fois!

C’est un poisson magnifique que nous apercevons, et en finesse le plaisir est vraiment décuplé!

Au final, c’est un bar de plus de 80cm qui viendra nous rejoindre quelques instants avant de retrouver son élément.

Malgré des conditions qui paraissaient pas évidentes, cette session a été vraiment fructueuse et nous avons attrapés des poissons en quantité et en qualité! ;)

Y’a pas à dire, La finesse c’est quand même terrible!!!

Matériel utilisé :
- Canne / Furriozza FRS 681 ML MG limited
- Moulinet / Slam Ryobi 3000
- Tresse / 8X Sensibraid 06/°°
- Leurres Souples/ L16 Koneel 150 et Slit finesse 100
- Têtes plombées / L16 Koneel Jig Head 7 ou 10g et Makaira 7 ou 10g.

Steven Barathon

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