Les casting jigs, ou cuillers à jigger, en eau douce

Vous êtes nombreux à nous demander régulièrement des explications sur l’utilisation des cuillères à Jigger, à travers ce report sur un sortie au Salagou avec mon ami Franck M., je vais tenter de vous éclairer un peu.

Les cuillers à jigger (ici les nouvelles Lisa Loca Sakura prévues pour 2016) sont faites de plomb avec des formes très variées qui imite de petits poissons avec des décorations plus ou moins réalistes. L’armement est un hameçon triple placé en queue du leurre, vous pouvez d’ailleurs le changer pour un hameçon simple dans des endroits très encombrés. Il existe de nombreux grammages afin de répondre aux différents postes et profondeurs à prospecter.

Pour les animer, nous vous conseillons une canne spinning Trinis Neo en Medium (M : 5-20 g) ou Medium Heavy (MH : 7-28 g) selon les grammages utilisés.

Le choix des moulinets a été simple et nous avons opté pour un Ryobi Slam 1000.

En ce qui concerne le remplissage de nos moulinets, nous utilisons principalement de la tresse Sakura « 8X Sensibraid » en 0,12 mm de diamètre. C’est un bon compromis diamètre/résistance. Nous terminons toujours par un bas de ligne en Fluorocarbone « Impact Shock Leader » ou « Aya Spectre » un peu plus souple et élsatique. Sa longueur est d’au moins 1,50 m et plus si l’eau est très claire (pour la discrétion). Pour le diamètre : pour une cuiller de 7 g : de 0,17 mm à 0,20 mm ; pour une cuiller de 14 g : 0,25 mm à 0,27 mm et pour une cuiller de 21 g : 0,27 mm à 0,30 mm.

Si vous pêchez une zone riche en brochets, sur un montage avec une cuillère de 14 g, 21 g ou plus, n’hésitez pas à rajouter une quinzaine de centimètres de gros fluorocarbone en 0,60 mm au moins ! Attention, sur une cuiller de 7 g cela peut gêner un peu la nage, le mieux est de faire quelques tests afin de trouver le bon compromis.

Il existe deux principales animations :
1/ si la zone a prospecter est assez dégagée,  lancer votre cuiller en direction du poste supposé de quelques poissons, bien surveiller la bannière a la descente, parfois la cuiller ne touche pas le fond qu’un poisson s’en est déjà emparé ! A ce stade, elle descend en planant, ensuite, soit vous prenez contact avec le fond et faite ensuite une tirée plus ou moins franche et reprenez contacte avec le fond et ainsi de suite, soit, si le fond est trop encombré, ramené par à-coups sans prendre contact avec le fond.

2/ La deuxième solution est une animation en verticale sous le bateau, très utile sur des poissons localisés à l’aide du sondeur/ Laisser tomber la cuiller sous le bateau, là aussi, il arrive que les poissons s’en empare avant qu’elle ne touche le fond , si ce n’est pas le cas, l’animer d’un coup plus ou moins sec avec le scion de votre canne, en fonction du résultat et de l’activité des poissons, varier l’ amplitude du mouvement et sa rapidité jusqu’à trouver ce qui fait réagir les carnassiers.

Quant la bonne animation est trouvée, ainsi que le bon coloris, les prises peuvent très vite s’enchaîner  !

Tout les carnassiers, que se soit en eau douce ou en mer réagissent sur ce type de leurre, le tout est d’adapter votre diamètre de fil en fonction des espèces principalement recherchées, en sachant pertinemment que plus le diamètre est faible, plus c’est discret et la nage du leurre facilité, mais plus on s’expose à se faire couper ou  » explosé » comme se fut le cas plusieurs fois alors que nous recherchions principalement les perches et sandres…

Ne pas ce fier aux apparences, même des cuillers de petite taille peuvent vous rapporter de beaux poissons !

Nous vous en avons déjà  parlé lors de précédents reportages, si les poissons pris régurgitent des proies (plus ou moins en décomposition), n’hésitez pas à les observer et choisir la cuiller qui correspond le mieux en taille et en couleur, c’est souvent la clef de la réussite.

Voila, j’espère que j’ai répondu à vos principales interrogations, vous n’avez plus qu’à vous équiper avec les Lisa Loca en 7, 14 et 21 g et des décorations très réalistes … et jigger
En attendant leur arrivée sur le marché (nouveauté 2016) vous pourrez vous faire la main avec les gammes existantes chez Sakura : Crazy Anchoa, Mirror Jig et Spinback Jig.
Cliquez sur les liens pour consulter les pages du catalogue 2015 et faire votre sélection.

A bientôt …..
Laurent et Tristan Poulain

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Ça régale au Salagou !

A l’occasion d’un des rares jours de repos en cette période à risque pour les feux de forêts, nous voici avec Tristan sur le lac du Salagou afin de tester une nouvelle fois quelques nouveautés 2016 que vous trouverez bientôt chez SAKURA.

Afin de profiter au maximum de cette journée, nous commençons a prospecter dés le lever du soleil, nous assistons à quelques chasses de perches aussi impressionnantes que courtes, nous en profitons pour capturer nos premiers poissons à l’aide de leurres de surface, ici un Pop’n Dog 70 mm.

Dès que les chasses se calment ou que les perches ne réagissent plus sur les poppers, nous utilisons d’autres techniques, d’autres leurres comme les cuillères à jigger, ici une Lisa Loca en 14 g, un leurre redoutable sur de nombreuses espèces !

Nouveau moment d’activité en surface et nouvelles captures, comme cette belle zébrée de 44 cm !

Un beau combat ! Cela mérite une remise à l’eau attentionnée !

En ce début de matinée, les sandres semblent chasser au milieu des perches, Tristan capture une bonne dizaine de petits sujets assez rapidement .

Les poissons que nous capturons recrachent régulièrement des alevins, souvent des petites perchettes ou des gardons, ceci est intéressant et permet de choisir au mieux la taille et la couleur des leurres a utiliser, ici une cuillère Lisa Loca coloris perche.

Par moment , c’est le drop shot qui se montre le plus efficace, monté avec un petit Slit Shad 2″ coloris Ghost white ou Golden shiner.

La chaleur devient vite étouffante, il est temps de faire une petite pause. C’est aussi ça la pêche en été ! Vous savez aussi qu’avec Tristan, les pauses ne durent jamais bien longtemps !

Nous nous partageons de nombreuses captures avec une belle moyenne, nous en ratons quelques une aussi et des belles …….

Une cuillère à jigger Lisa Loca bien maniée se révèle redoutable !

J’en profite pour tester une autre nouveauté que Tanguy m’a envoyée il y a quelques jours : une cuillère ondulante très intéressante aussi bien par son rapport poids/ taille que les différents coloris proposé, les premières perches se laissent piégées, un bon début ! Les Skoon Fat vont également faire partie des meilleurs indispensables dès leur sortie, soyez-en sûrs !

Pendant ce temps là, Tristan a passé la vitesse supérieure et utilise maintenant un Pop’n dog 80 mm coloris Sexy shad !

Nous nous laissons dériver le temps d’avaler quelques chose,… heuuu difficile le lâcher une canne pour Tristan , même le temps du repas …..

En prospectant une cassure, Tristan me commente ce qu’il observe sur l’écran du sondeur et m’annonce des poissons suspendus, je mets plusieurs tours de manivelle, bloque ma cuillère et prend une violente touche, le scion de ma Trinis baisse de 40 cm, je ferre et commence un combat sympathique, je fini par mettre a l’épuisette un joli sandre….. cette nouvelle ondulante Skoon Fat commence à bien me plaire !!

Nous retournons sur nos postes du matin, Tristan qui anime une cuillère Lisa Loca prend une bonne touche au beau milieu d’un banc de perche, c’est très gros ! Quelques rushes et le poisson se réfugie au beau milieu d’un herbier, Tristan lui met la pression, le poisson se débat et fait remonter à la surface de nombreux herbiers, mais le nylon fini par céder, coupé net !!

Cette mésaventure se produira quatre fois dans la journée, trois fois pour Tristan, à priori deux gros brochets et un silure qui ont trouvé refuge dans un arbre immergé, et une fois pour moi avec cette nouvelle ondulante, un gros brochet perdu également dans un herbier….

Cela ne nous empêche pas prendre de nouvelles perches, avec quelques bons moments de rigolades et plusieurs doublés sur une pêche de surface .

Le temps passe vite et la luminosité à bien baissé, entre deux coup de popper, nous insistons un peu plus a l’aide de Slit Shad 3″3 sur tête plombée en 3,5 g et continuons a enregistrer des touches.

Plusieurs sandres se laissent piéger..

Quelques grosses perches sont encore en chasse, nous en profitons jusqu’au dernier moment ….

Les derniers bateaux rentrent à la mise à l’eau, il est temps pour nous aussi de rentrer !
Ce fut une bien belle journée, de nombreuses prises, quelques beaux poissons perdus, mais c’est le jeu !
Vivement mon prochain jour de repos !!

À bientôt,
Laurent et Tristan Poulain

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Golden Bay

Golden Bay … un nom évocateur qui fleure bon les couchers de soleil sur ou au bord de l’eau. C’est la 1ere impression que nous avons eu quand nous avons reçu les premiers protos de cette nouvelle série de cannes, que nous nous sommes bien entendu empressés de tester (trop dure la vie de testeur :D).

Leur cosmétique est sobre mais efficace et cache sous ses reflets dorés des blanks extrêmement techniques entièrement composés de carbone TORAY en 30 ou 40 T, suivant les modèles.

Les deux premières cannes que nous avons eu le plaisir de faire plier sont les deux modèles destinés au light jigging, une casting (GOBC 632 LJ) et une spinning (GOBS 632 LJ), qui mesurent 6’3 et sont équipés d’une poignée offset. Cela permet de réduire l’encombrement de la canne sans sacrifier l’action du blank, celui ci étant en une seule partie.
Un modèle spinning, plus typé slow jigging (GOBS 632 SP) et plus puissante (200 g max) complète la gamme jigging.

Dès les premières animations, la légèreté du blank et leur sensibilité nous ont immédiatement séduits. Pour animer des inchikus, madai et autres slow jigs, elles sont toutes les 2 parfaites ! Côté réserve de puissance, il y en a vraiment sous la pédale !

Nous avons ensuite programmés une sortie pour tester 4 modèles spinning, la 7’4 ML, et les 8’ ML, M et MH….et rien de tel qu’une grosse chasse de fous de Bassan pour bien faire chauffer les blanks !


La GOBS 742 ML qui fait 7’4 (225cm) sera sans conteste la plus adaptée à une pêche en finesse au leurre souple, du bord ou en bateau , alors que la GOBS 802 M et ML qui font 8′ (242cm) excelleront avec les castings jigs, leurres durs et leurres de surface. Leur supplément de longueur, associé à la progressivité de leur blank permet de satelliser n’importe quel leurre à plus de 50 ou 60 m sans effort.


La GOBS 802 MH sera quand à elle plutôt réservée aux applications mi lourdes, comme le shad par exemple, ou les gros leurres de surface. Elle sera aussi bien à l’aise en bateau que depuis la côte, ses 2,42m lui offrant suffisamment de bras de levier pour catapulter vos leurres TRÈS TRÈS loin.

Bref, vous l’aurez deviné, une nouvelle gamme de cannes SAKURA Saltwater qui va faire parler d’elle dès 2016 !

Sylvain GARCIA – Lorient Pêche Passion
Nouvellement installé en tant que Guide de Pêche sur Lorient, Sylvain saura vous faire partager sa passion et vous faire profiter de son expérience acquise après avoir passé des milliers d’heures sur l’eau! Pédagogue et sympathique, il est certain que vous passerez un excellent moment en sa compagnie! Alors si vous êtes de passage dans le Morbihan ou si vous souhaitez tentez l’expérience, n’hésitez pas à le contacter!
http://www.lorient-passion-peche.com/

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Perches au Salagou !

Aujourd’hui nous voici à nouveau sur le Salagou, en compagnie de Nicolas avec lequel nous allons rechercher principalement les perches.

Nous commençons à prospecter au popper, j’utilise un Pop’n dog 70F en coloris Aurora
perch !

Les premières touches ne se font pas attendre, nous rentrons tout les deux un brochet au pop. Certes ce ne sont pas des monstres, mais le fun est bien là!

Puis ce sont les perches qui entrent en activité, la moyenne des prises oscillent entre 25 à 35cm, et à notre plus grande joie les doublés ne sont pas rare.

Pour l’occasion j’ai monté l’Onix sur la Smart Liner afin de mieux suivre le déplacement des perches sous le bateau.

Nico avec une belle perche du Salagou.

L’ensemble Trinis Neo Casting TNC 701M 5-21gr + Oxio CTi 71 est parfait pour lancer loin ces leurres qui font 9gr !

Le paysage est toujours aussi magnifique!

Les prises se succèdent rapidement !

L’activité en surface ralentit, alors nous passons en plus en profondeur pour continuer à enchainer les prises. A ce jeu, les petits Cranks RODEUS 40 DR sont redoutables d’efficacité!

Pour une fois qu’il n’y à pas un souffle d’air sur le lac!

Je refais une belle perche au Rodeus 40 DR dans les herbiers.

Sur le coup des 9h00, nous trouvons une grosse chasse de perche grâce à l’Onix !On peux très bien deviner les perches de +30cm venir chasser dans les boules de petites perches se dessiner sur l’écran du sondeur!

Pour capturer ces poissons à l’aplomb du bateau, je privilégie un Crazy Anchoa jig équipé d’un slit shad 2″ monté en drop. Là nous enchaînons de nombreux doublés !

Le sondeur s’avère être un atout non négligeable dans ces conditions, où les poissons se déplacent beaucoup sur de grandes étendues.

Ce fut une journée vraiment sympa, avec de nombreuses prises, et de bonne rigolade avec Nicolas ! L’été est là! ;)

A Bientot !
Tristant

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Boeuf sauce L16

L’été est bel et bien là, l’occasion de se faire une petite virée entre potes à travers la Bretagne. Au programme, pêche des chubs à vue, pêche du bar en kayak, surf et chasse-sous marine en kayak.

Nous démarrons les hostilités à la recherche des chevesnes. Flo me rejoint donc pour cette traque des gardons carpés bretons. Dès le matin, la chaleur se fait ressentir et nous donne bon espoir pour cette première journée ! Surtout que plus tôt dans la semaine, les chevesnes étaient très actifs et j’ai pu me régaler en sortant 7 poissons à vue entre 50 et 60.

Je prête ma Trinis neo 762 ULST à Flo et je m’arme de ma Shinjin 502 UL montée avec un Ryobi Slam 806 chargé de nylon Aya en 14,8/100. Nous explorons une portion qui m’était encore inconnue. Mais sans grand succès. Nous continuons et arrivons sur mes spots bien connus. Je guide flo pour qu’il s’approche au mieux des poissons et qu’il pose au mieux son insecte. Le leurre tombe et le chevesne réagi aussitôt. Ferrage dans les règles de l’art et voici qu’il nous sort son premier chub (50 up) à vue !


Après la pause déjeuner, les poissons sont encore plus présents mais sont effrayés dès qu’ils entendent quelque chose tomber dans l’eau. Ils n’ont surement pas oublié le matraquage plus tôt dans la semaine… En fin d’après midi je réussirai à mon tour à en faire mordre un après plusieurs tentatives.Après quelques tiques d’enlevées, nous prenons la direction de la côte pour un petit coup du soir en kayak. Au programme, prospection de bordure en top water et de veines de courant en finesse. Seuls quelques petits bars viendront nous rendre visite. Nous profiterons tout de même bien du paysage. Le kayak est d’ailleurs un bon outil pour observer les animaux dans leur environnement naturel sans les effrayer. Nous sommes même tombés sur un couple Homo sapiens en pleine reproduction !

Le téléphone sonne, le troisième larron est arrivé dans le coin et nous invite à venir boire un coup avec d’autres copains après le cassoulet réglementaire du soir ! Ça sent l’embuscade à plein nez … Effectivement, nous terminons la soirée à 3h du matin pour se relever à 6h. Les cerveaux sont encore dans les nuages mais cela ne nous empêche pas de raconter des bêtises à tout bout de champs… Bref, il nous aura fallu 1h pour se préparer, vive les escargots ! La mise à l’eau est un peu sport, la houle est encore présente et un bon shore break gêne le départ. On compte les séries et on se lance chacun notre tour. Nous prospectons les hauts fonds et les bordures, sans grand succès. Les esprits s’éveillent au fur et à mesure. Clairement les poissons ne sont pas présents. Nous nous écartons encore un peu plus vers le large et quelques vieilles viennent animer un peu la session. Flo réussi à piquer un 50 up sur un slit shad 4 pouces.

Nous insistons alors un peu sur la zone. Il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas là que ça se passe. Il est temps de réfléchir. J’examine la cartographie du combiné et repère une basse un peu plus au large. Ma proposition est acceptée et nous filons vers ce spot qui nous est inconnu. J’en profite pour scanner le fond avec le side imaging au cas où je trouverais une roche intéressante. Arrivé sur la basse je fais un petit tour histoire de comprendre la zone. On se place et la dérive peut commencer. La longue houle nous berce et on se sent un peu petit au milieu de cette grande étendue d’eau. Les fonds oscillent entre 16 et 10m. J’opte pour un L16 koneel 200 coloris smelt et plombé à 21g. J’effectue de grandes tractions ponctuées d’animations plus sèches avec ma Shükan Neo 702 M. Fanch dérive juste à côté de moi et je lui sors une phrase « Et là il ne manquerait plus qu’un gros boom ! ». Ce fût peut-être la phrase magique puisque quelques dizaines de secondes plus tard le gros boom se produisit ! C’est lourd, très lourd, ça ne décolle pas du fond et puis ça part, ça part lourdement et rapidement !

Le combat aura duré 5min. Je ne lui ai laissé aucun répit et le poisson non plus ne m’en a pas laissé ! J’ai même eu quelques doutes sur l’espèce que j’avais piqué. Explosion de joie lorsque la bestiole arrive en surface. C’est un bœuf ! Large, long, épais, puissant, tels sont les qualificatifs de ce magnifique poisson. La mesure ? 88 cm. A quand la barre des 90 ?

Remise à l’eau obligatoire pour cette grosse femelle. Un jour peut-être nous aurons des tailles maximales de captures, comme en Australie ! Pour certaines espèces de poissons, les pêcheurs doivent respecter une taille minimale de capture, mais aussi une taille maximale de capture, afin de protéger les gros poissons. Mais bon dans notre pays ça ne sera pas demain la veille ! Déjà qu’il est très compliqué d’augmenter une taille minimale de quelques centimètres…


Nous nous replaçons dans la même dérive et en arrivant sur le spot, je reprends à nouveau un gros caramel dans la canne ! L’histoire se répète encore, c’est très lourd et puissant, surement un congénère de la même taille. Mais en plein combat le poisson se décroche … Un point partout !

Nous insistons encore un peu, mais ils semblent avoir désertés la zone. Fanch nous abandonne et nous profitons avec Flo pour changer de spot et explorer encore un peu plus loin. Le thermique pointe le bout de son nez creusant un peu la surface de l’eau. Cette nouvelle basse ressemble de près à la dernière et j’applique la même méthodologie que précédemment à la seule différence que je change de leurre pour mettre un baby L16 shad coloris smelt plombé à 17g. Le courant est un peu plus important à cet endroit et le shad travail à merveille. Je quadrille la zone en quelques dérives et trouve une petite pointe de roche qui casse le courant dans une dizaine de mètre de profondeur. Le shad se fait happer une première fois puis une deuxième fois quelques secondes plus tard et me voilà pendu à nouveau à un joli poisson. C’est plus petit mais vigoureux. Le troisième bar de la session est monté à bord : 64cm.

J’indique à Flo comment se placer et avec quoi pêcher. Et le temps qu’il fasse sa manœuvre je me retrouve à nouveau attelé à quelque chose de lourd. Le poisson essaye de se cacher dans les algues mais j’arrive à le brider tant bien que mal. L’issue est à nouveau incertaine mais je réussirai finalement à le contrer. Encore un joli poisson de 77 cm, toujours au baby L16 shad.

Nous nous replaçons sur la zone mais un bateau viendra lui aussi se placer et par la même occasion casser le coup pour au final ne rien prendre…
Ce sera le dernier poisson de la session. Le vent monte de plus en plus et la faim nous pousse à rentrer.

Une plâtrée de patte et une bonne sieste nous ont fait le plus grand bien avant la session surf de la fin de soirée ! Le lendemain nous changeront de zone pour une petite session plongée à la découverte de nouveaux cailloux et de nouveaux animaux. A moustache cette fois-ci et grand amateur de poisson à savoir monsieur le phoque.
Conclusion : je crois qu’on peut le dire, c’était un bon week end.

Je remercie Sakura, Navicom et Savager’s pour leur confiance !

Thomas

Matériel :
Canne : Shükan Neo 702 M
Tresse : 8x Sensibraid 0,08 mm
Fluorocarbon : Impact Shock Leader 0,30 mm
Leurres : L16 Koneel 200 coloris Smelt sur TP koneel 21 g
Baby L16 Shad 90 coloris Smelt sur TP L16 shad 17 g

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Coup du soir en lac de montagne.

Résider au beau milieu d’un massif montagneux s’avère parfois assez réducteur en termes d’options disponibles (le type de coins de pêche prédominant pouvant se résumer sous l’appellation générique  »rivières-rapides-moyennes »). Toutefois, la proximité avec les cimes permet également de s’offrir quelques sorties plus originales, comme des coups du soir rapides en lac d’altitude.
La pêche en lac de montagne est avant tout une affaire de timing : être là au bon moment est prépondérant et permet de relativiser le légendaire côté capricieux inhérent à ces milieux. En effet, chaque plan d’eau possède une période faste durant une saison, qui se situe généralement quelques jours après la débâcle, lorsque la température de l’eau remonte (inflation qui permet aux poissons de sortir de leur léthargie) alors que les proies restent rares (ce qui les maintient peu discriminants et relativement faciles à leurrer).  Pour le pratiquant désireux d’optimiser sa saison, cette réflexion préalable doit être permanente, tant elle conditionne le résultat d’une partie de pêche. Pour les autres, qu’ils soient inintéressés par l’écologie des milieux qu’ils fréquentent ou préfèrent s’arc-bouter à décider les truites rétives du mois d’août, je ne peux rien pour eux !

Le lac convoité en cette soirée de juin est situé à 2200m. A en juger par la relative précocité du dégel cette année, le moment devrait être favorable. En partant en fin d’après midi, il me reste un temps de pêche de 2h environ après une montée vite expédiée, voire 3h si des touches tardives justifient une descente à la frontale. Avant d’envisager un heureux dénouement, il va falloir trouver les poissons rapidement (souvent très localisés à cette période). De par l’impossibilité de navigation sur ces plans d’eau, la lecture d’eau se résume au repérage des divers éléments marquant du relief (anse, arrivée d’eau, secteur d’éboulis), ainsi que d’autres paramètres très impactant comme la direction du vent et la pente des berges. En début de saison, les salmonidés recherchent leur pitance sur les secteurs peu profonds qui se réchauffent en premier, là où les chaines trophiques redémarrent (surtout s’ils sont en marge des courants froids formés par les arrivées d’eau froides et le vent).

La montagne en juin, fleurie et paisible, avant que les hordes de juillettistes n’investissent les lieux :

Une petite cheminée avec main courante, juste avant le final :

A mon arrivée, le lac est déjà plongé dans l’obscurité et un vent de nord glacé souffle en rafales. C’est le déversoir qui reçoit les vagues :

Quelques coups de ligne espacés dans cette zone de chasse n’apportent rien. Je remonte le lac par la berge de gauche, assez uniforme et pentue, en effectuant plusieurs lancers espacés par acquis de conscience, alors que la zone d’arrivée d’eau, peu profonde et bien pourvue en végétaux, me fait de l’œil.

Ces premières minutes me rapportent quelques poissons disparates :

En l’absence de captures en série, je ne m’attarde pas.
Au bout du lac, la profondeur diminue et la surface est lisse, je monte un poisson nageur coulant silencieux de petite taille (Phoxy Minnow HW) de façon à aborder discrètement la zone en commençant par des lancers très près du bord où les truites se postent aux extrémités de la journée, puis en les allongeant progressivement en éventail vers le large. Ça paye d’entrée :

Les arrivées d’eau, postes classiques en lacs de montagne, ne sont véritablement porteuses que s’il existe un contraste thermique avec l’eau du lac. En début de saison par exemple, une arrivée d’eau glaciale dans un lac déjà froid ne vaut pas grand chose. Bien que ce soit le cas ici, c’est également la zone où le fond tombe le plus lentement. Je pars donc dans l’optique d’insister là, dans l’expectative d’individus croiseurs. Ils répondent présents :

… jusqu’à qu’une touche lourde sur une pause, annonçant un individu de belle taille, peu fréquent à cette altitude :

Après avoir dépassé la zone de l’arrivée d’eau, une fosse se dessine et mon Phoxy Minnow HW se fait intercepter par un petit omble chevalier alors qu’il nageait en milieu de colonne :

Je le troque contre un Divinator S 2,5 pouces sur tête plombée Sakura Grogneuse 5 g, plus à même de  tenter d’éventuels congénères moins énervés, au niveau de leur position habituelle, c’est à dire près du fond. Ils clôturent ce coup du soir bien animé :

Pour de nombreux adeptes des techniques modernes aux leurres, l’exploration des lacs d’altitude reste assez méconnue, exception faite de quelques rencontres fortuites au détour de villégiatures familiales, souvent synonymes de lacs faciles d’accès en pleine saison, dans des conditions qui ne permettent pas réellement de palper tout le potentiel halieutique de ces milieux. Ceux qui souhaitent se lancer doivent porter une attention toute particulière au matériel de randonnée et apprendre les rudiments de l’évolution en haute montagne. Pour faciliter vos choix, il est judicieux de consulter préalablement quelques sites/forums spécialisés du net ou, si vous êtes préférez le format papier, de rechercher quelques bouquins sur le sujet, dont le très bon « Guide randos-pêche en lacs de montagne », même si là, je manque un peu d’objectivité dans mon conseil !

A bientôt,
Simon SCODAVOLPE

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Ça rame pour moi !

2015, deuxième saison de pêche en kayak sous les couleurs de Sakura et voilà que j’ai le grand plaisir d’honorer un nouveau blason, celui de Viking Kayak France !

Étant plutôt un pêcheur du bord à l’image d’une bernique accrochée à son caillou, je me retrouve maintenant plus souvent à glisser sur l’eau plutôt qu’à jouer le cabri dans les rochers. Me voilà donc armé d’un nouveau bateau à rame en l’occurrence un Profish 400 Lite de la firme néo-zélandaise Viking Kayak.

En kayak, les sensations sont décuplées, de nombreux spots deviennent tout d’un coup accessibles et cette embarcation se transforme alors en un allier de premier choix pour les pêches côtières !

L’été semble bien s’installer avec des températures à la hausse et des périodes de pétole tôt le matin et tard le soir, des conditions idéales pour la pêche en kayak !

Et qui dit pétole dit finesse et topwater. C’est évidemment ce qui a marché pour moi ces derniers temps. Encore une fois la combinaison Furiozza 701ML MG limited plus L16 Koneel 150 m’a offert de jolis poissons dont un de 81 cm au couché de soleil ainsi que quelques autres poissons.

Et puis l’eau se réchauffant, les poissons devenaient de plus en plus actifs en surface et le Naja 85 à monter que lui aussi en avait dans le ventre lorsqu’il s’agissait de faire bouger les poissons sur les bordures. Ainsi, des poissons entre 50 et 60 cm nous ont offert de belles attaques en surface lors d’un coup du soir en compagnie de mon pote Fanch.


On ne le dira jamais assez, mais les plus gros poissons sont les plus gros reproducteurs ! Prenez en soin et vous prendrez soin de la ressource.

A+,
Thomas

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Retour sur un mois « Mai-Figue, Mai-Raisin » !

Déjà un mois que la pêche des carnassiers en seconde catégorie est lancée, les cannes casting sont enfin ressorties du placard et le bateau a repris du service. Un début de saison assez compliqué pour ma part entre un emploi du temps chargé, couplé à une météo capricieuse (pour ne pas dire catastrophique) sur la région Toulousaine. Voici un petit retour sur les quelques sorties effectuées …

J’ai déjà dû patienter une semaine pour pouvoir faire « l’ouverture », lors d’une petite sortie sur le nouveau bateau de mon ami Jean-Louis où nous ne trouverons pas la solution. Une eau déjà très chaude pour la période et partout d’énormes bancs de poissons, la majorité étant des alevins de l’année, saturant le sondeur et sans doute l’estomac de nos chers carnassiers. Le problème dans ces cas là, c’est qu’on arrive trop tard ! Les carnassiers ont, en général, déjà refait le plein d’énergie d’après fraie grâce à cette nourriture facile et en abondance. Dès lors, les périodes d’activités deviennent assez restreintes, les poissons peu agressifs et souvent focalisés sur ces bancs d’alevins. Un brochet avec les yeux plus gros que le ventre, se fera néanmoins séduire par le très prometteur Submission Shad en linéaire sur une bordure boisée.

La semaine suivante, les échos à droite, à gauche n’annoncent toujours rien de fameux dans le coin que ce soit en lac ou sur les rivières, qui, toujours gonflées par les pluies ou la fonte des neiges n’offrent pas d’alternatives valables autres qu’un coup de poker.

Le départ pour les vacances prévues en Dordogne, en bordure limitrophe du département du Lot, tombe à pic. Les quelques informations glanées (merci à la science M.P) indiquent des niveaux forts et surtout teintés après de fortes pluies mais les prévisions météo annoncées (grand soleil et fortes températures) laissent espérer un retour à la normale. Même si ces vacances ne sont pas orientés uniquement pêche, c’est vraiment la grande aventure sur cette belle rivière totalement inconnue. Sur place, ça pousse vraiment très fort, l’eau est marron mais nous y sommes…

La première sortie, sous une chaleur caniculaire, sera dédiée à la découverte de cette superbe rivière sauvage. En fait je ne sais pas si je peux dire que j’ai vraiment pêché tellement j’ai subi la puissante loi dictée par la Dordogne sur cette journée et je dirai plutôt que l’on a fait une espèce de descente plus ou moins sportive à la manière des canoës croisés. La pêche ou du moins ce que j’ai tenté de faire le long des bordures ne peut se faire qu’en dévalant, en veillant constamment à bien gérer la dérive, au moteur électrique, pour ne pas finir contre une falaise ou coincé sur un radier. Hormis la beauté du paysage, rien à retenir si ce n’est quelques frayeurs dans les courants pour ma chère. Pour une première prise de contact, le ton est donné !
Le deuxième jour, le choix se portera sur un autre secteur plus finement étudié. Le but est d’essayer de trouver des zones susceptibles de limiter un peu plus le courant (dans le coin ou j’étais, n’essayez pas, c’est peine perdue !!)  et de privilégier au maximum les couasnes (bras mort local). C’est d’ailleurs dans une immense couasne avec de l’eau plus claire et surtout plus calme que je passerai l’essentiel de mon après-midi.

Une pêche de prospection rapide me rapportera les premiers poissons du séjour (deux petits brochets flirtant avec la maille, suivi d’une jolie perche), au Bomba Crank qui se révèle parfait pour cela. Le coup du soir m’offrira également mes premiers contacts avec les fameuses truites de la Dordogne, mais aucune ne daignera monter à bord. Je rajouterai une perche et un chevesne au Slit Shad Finess 4″ sur une zone de contre-courant devant la mise à l’eau. (L’appareil photo ayant pris un coup de soleil, je n’aurai pas de photo « exploitable » de cette journée). C’est également lors de ces deux premiers jours, que je ferai la rencontre des fameux radiers aux galets mangeurs d’hélices…dans l’eau teintée, ils se régalent et me gratifient de quelques « marques » en souvenir.

Les deux jours suivants, deux nouvelles portions de rivière sont sélectionnées, l’eau s’est un peu éclaircie, le niveau a légèrement baissé et le courant faiblit de jour en jour. La troisième sortie débute péniblement et après avoir cherché un long moment une mise à l’eau (comme tous les jours au final), on démarre enfin aux alentours de 14h30 (il faut noter que les journées ne débutent pas avant 11h minimum, en vacances avec ma miss). Après un peu de navigation, un joli poste se dessine en limite de courant principal : un radier en amont, un long contre courant assez profond avec en limite de la veine principale une belle cassure repérée au sondeur. J’essaye d’abord de prospecter rapidement au crank toujours avec mon fétiche Bomba, puis j’opte pour un leurre souple et monte un Slit Shad 3 » pour passer plus creux, le long de cette cassure. Sur le premier passage, un léger poids pendant la dérive – ferrage réflexe – rien ne bouge et pourtant la canne est pliée. Le poisson bouge enfin, - »Ouuuhh c’est lourd »- les coups de tête sont typiques d’un joli poisson, la Ten Fighters ML encaisse sans problème et me permet de contrôler le combat dans le courant. Ce qui est sur, ce n’est pas un silure et le combat tout en lourdeur n’est pas propre au brochet ! Un reflet argenté perce les profondeurs et vient confirmer mon sentiment puisque quelques secondes plus tard un superbe sandre vient crever la surface avant de replonger en force. Le poisson est solidement piqué sur le bord et je n’hésite pas à écourter le combat en lui mettant autant de pression que peut accepter ma tresse Sensibraid en 0.08 mm et mon bas de ligne en 0.25 mm. Après un combat vaillant (rien à voir avec nos « serpis » habituelles), ce gros sandre de rivière rend les armes et se fait épuiseter par ma douce.

Vu les températures très élevées, nous ne trainons pas et la séance photo est écourtée au maximum pour relâcher ce splendide poisson bien en forme.

Moins d’une heure de pêche et nous sommes aux anges, les frustrations et difficultés des jours précédents sont déjà oubliées. Le petit moment d’euphorie partagé sur le bateau fait vraiment plaisir et on savoure tous les deux. Je me replace et refait le même passage, plusieurs fois et  - nouvelle touche – voilà maintenant un brochet dodu, piqué « finement » qui a, lui aussi, succombé au même leurre avant de terminer dans l’épuisette.

Sitôt pris sitôt relâché…  Ma « photographe personnelle » en profitera  pour réussir un superbe cliché immortalisant cette nouvelle rencontre…

Ce grand poste sera toujours prolifique même après la pause repas, en me rapportant deux perches supplémentaires, toujours sur le pattern du jour : SAKURA Slit shad et TP roundguard de 7 g.

La première perche sera prise en récupération linéaire dans le contre courant, tandis que la seconde craquera sur une animation plus énergique, en « dent de scie », autour d’un obstacle.

Le temps passe vite et la fin de journée sera dédiée à la recherche d’une éventuelle truite avant que le soleil ne disparaisse. Le redoutable Phoxy minnow HW, à l’aise dans ces grands courants, se fera intercepter deux fois. La première se décrochera devant le bateau alors que la seconde un poil plus grosse viendra clôturer cette superbe journée qui est assurément « L’aprem’ » de mes vacances.

Pour la dernière sur la Dordogne, ce sera une « petite session clôture ». Vu le secteur choisi, je décide de ne chercher uniquement les truites (en espérant avoir enfin une éclosion comme j’en ai souvent entendu parler ici… mais le grand soleil annihilera mes espoirs !)

L’après midi passera vite et un pic d’activité interviendra en début de soirée, juste avant de partir. Les poissons se sont activés sur des zones de courant rapides et très peu profondes ou je ne pouvais passer avec le bateau qu’en dérive naturelle, pas de contrôle du bateau possible…

Pas mal de touches en peu de temps, des poissons calibrés avec quelques plus jolies dans le tas et surtout une très belle perdue. Pour la dernière sur cette rivière, je ne pouvais espérer mieux.

Le phoxy Minnow HW chartreuse confirmera qu’il est une valeur sure lorsque les eaux sont chargées et me rapportera tous les poissons dont cette jolie truite qui fût la plus belle du séjour.  La photographe à bord a eu du boulot entre l’épuisetage et les photos rapides mais au final elle ne s’en sort pas si mal!!

Après mon retour des vacances, c’est sur le Lot que je suis allé prendre la température, en compagnie des copains de la Bass Ac’ ou de David et de nos compagnes. Ces deux sorties ont un gros point commun : un manque flagrant d’activité.

Pour dire la plus grosse activité sur « la barquette » de Fil, sera de bricoler l’hélice du moteur élec’ qui tourne dans le vide (avec un axe tombé à l’eau c’est tout de suite plus difficile…) et une fois réparé, d’essayer de pêcher une journée avec des batteries mollassonnes… A force de battre les bordures, deux perches auront pitié et viendront nous rendre visite, manière de plier (un peu) la Trinis Neo spécial Cranking !

L’une au crank Golem 200 autour d’une structure immergée et la seconde embusquée en bordure sur l’inévitable Bomba crank.

Pour la fin de journée, vu le néant rencontré par tout le monde, nous décidons de changer de bief. Après un rapide transfert, Fil touche quasi immédiatement un gros chevesne au crank mais ce n’est pas la fête pour autant. Sur la fin du parcours, un banc de perches suit mon crank jusqu’au bateau. Je choisis de les tenter avec un leurre plus petit et monte un Rodeus DR sur la Ten Fighters ML. Au bout de quelques lancers, c’est un brochet inattendu qui est finalement venu intercepter cette friandise !

On ne retrouvera pas le banc de perches, et on décide d’en rester là, comme dirait un scientifique en devenir : Fin du bal !

Pour la dernière sortie de Mai avec David même si le but premier était de lui faire découvrir le Lot, quelques poissons étaient néanmoins espérés. En réalité, pas de suspense nous ne verrons pas grand chose.

Le Rodeus crank sera le seul moyen de faire bouger quelques poissons sous un soleil de plomb. Les chevesnes commencent juste à marauder en surface et paraissent apathiques mais certains ne résisteront pas devant ce frétillant petit encas.

Un poisson « bonus » sortira de nulle part pour m’offrir un combat tout en rush et chandelles. Une truite arc en ciel de très belle taille et sans aucun doute fraichement lâchée,  viendra cueillir le petit crank en plein courant.

Les perches et les brochets resteront totalement absents et seuls quelques chevesnes de plus viendront clôturer cette journée…

Cette session marquera la fin de mes sorties pêches pour le moment. Un mois qui a alterné du bon et du moins bon, qui au final reste assez mitigé coté pêche mais toujours instructif. Le mois de Juin est là, les eaux vont se réchauffer encore un peu et les pêches estivales de surface vont enfin faire leur retour ! L’activité des poissons à l’heure où j’écris ces lignes a l’air de bien démarrer dans le coin… Pour ma part, le retour au bord de l’eau est proche grâce à un emploi du temps qui s’allège enfin !

Je vous dis donc à très bientôt au bord de l’eau !

Thierry Calmont

Matériel employé:

- Canne SAKURA Trinis Neo casting MH Glass (special cranking)Moulinet Calix 5.1Aya 0.30 mm

- Canne SAKURA Ten Fighters MLMoulinet Ryobi SLAM 1000 -Tresse Sensibraid 0.08 mmImpact Shock Leader 0.25 mm

- Leurre SAKURA Bomba Crank 60 (Coloris Aurora Minnow)

- Leurre SAKURA Golem 200 (Coloris Aurora Perche)

- Leurre SAKURA Phoxy Minnow HW  (Coloris Chartreuse et Trout)

- Leurre SAKURA Rodeus Crank DR (Coloris Real Life Perche et Aurora Minnow)

- Leurre SAKURA Slit Shad 3″ (Coloris Ghost White) & TP RoundGuard

- Leurre SAKURA Slit Finess 4″ (Coloris Wakasagi) & TP RoundGuard

- Leurre BIWAA Submission Shad (Coloris Arkansas Shiner)

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« Switch on the Pike » !

En mai, le début de la fonte des neiges en montagne a été l’occasion de briser notre routine post-ouverture de la truite.  Dans notre emploi du temps saisonnier, lorsque les salmonidés sont délaissés le temps d’une partie de pêche, le brochet attire souvent nos convoitises. Si les journées consacrées à ce poisson sont restées jusqu’à présent assez anecdotiques, leur fréquence pourrait augmenter très prochainement suite à l’acquisition d’une embarcation à coque en V cet hiver, ouvrant pas mal de perspectives en grands milieux.

La première rencontre avec Esox Lucius est survenue lors d’un bref coup du soir dans les Cévennes, à l’occasion d’un week-end de pêche dédié à la truite début mai. Les cours d’eau situés sur le bassin versant rhodanien de ce massif sont des biotopes atypiques. Leurs eaux limpides et vives s’écoulent sur un substrat granitique au niveau de leur cours supérieur et le régime méditerranéen qui les influence induit un réchauffement rapide, diversifiant par la même la population piscicole. Sur la rivière en question, la présence du brochet relève en réalité d’un artefact écologique, et fait suite à une lubie de gestionnaire (introduire ce poisson au milieu des blocs de granit et des longues sections courantes n’atteste sans doute pas vraiment d’une réflexion très poussée). Coup de chance : ce dernier a trouvé des conditions favorables à ses ébats sur un petit affluent anodin plus en conformité avec ses exigences écologiques, qui assure à lui seul l’intégralité du recrutement… incroyable ! Les nouvelles générations sont annuellement sauvées des assecs par des pêches de sauvetage organisées en début d’été : ce travail assidu de l’ AAPPMA locale porte ses fruits puisque la population se maintient en place malgré une capacité d’accueil restreinte (les brochets se cantonnant au niveau des rares zones profondes et calmes du cours d’eau principal) et des prélèvements de pêcheurs exorbitants au vu des densités malgré tout modestes. Ce coup du soir annuel de 2h rapporte généralement un unique poisson, de taille bien correcte pour la rivière cette fois-ci :

La deuxième sortie se déroula en compagnie de Coline et de Jordan Hernandez, membre de la team Berkley, qui m’a vendu son bateau durant l’hiver. En bon pêcheur rustique de salmonidés, le maniement de l’électronique présente quelques obscurités pour moi. J’avais donc sollicité Jordan pour une journée de familiarisation à la logistique que nécessite la traque des brocs en lac Alpin, ce qu’il avait très gentiment accepté.

Le premier jour, habituellement dédié à la recherche de la tenue des poissons et des techniques du moment, fut plutôt consacré à du bricolage suite à un problème de connectique (ce qui lui a donné l’occasion de montrer l’étendue de ses compétences) et le rapide coup du soir qui suivit ces déboires ne rapporta pas véritablement d’infos.

Le lendemain, au vu du nombre de bateaux sur l’eau, notre hôte choisit de passer en revue différents postes restreints sans s’attarder sur les vastes secteurs chronophages où se concentrent nos concurrents : cette tactique permet de rentrer quelques poissons corrects pour Coline au Slit Shad, imité au coup du soir par notre camarade, alors que je me contente de prendre des tofs :

Le dernier jour, le début de journée est ensoleillé et sans vent, l’ambiance est aussi calme sur la bateau que sous la surface et il faut attendre la fin de matinée pour que Jordan nous sorte de la torpeur avec un premier joli pike, suivi de deux autres plus petits (n’atteignant pas les critères de taille du specimen hunter qui l’habite, vous n’aurez pas droit qu’à la photo du premier) :

De notre côté, le compteur se débloque de belle manière en milieu d’après midi grâce à une sortie de poissons sous l’orage, toujours pour Coline au Slit Shad en cranking lent :

Un immense merci à Jordan pour cette découverte très enrichissante, aux antipodes des pêches qui nous sont familières d’un point de vue technique, mais qui présentent des aspects stratégiques et une approche finalement assez comparables… ce qui n’est pas pour nous déplaire !

A bientôt,
Simon SCODAVOLPE

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MOUSTY

Comme je vous l’avais annoncé, mon séjour en Oklahoma fut l’occasion de tester quelques nouveautés. Le Mousty en faisait partie. Cent vingt cinq millimètres pour vingt huit grammes, ce top water volumineux se lance à grande distance grâce à son système de transfert de masse. Munie d’une grosse bille « bruiteuse » (One Knocker), il appelle les poisson de très loin et est donc utile même lorsque les eaux sont troubles. Il réagit parfaitement bien dans le clapot en collant à la surface.

Je l’ai trouvé très facile à manier, et sa trajectoire très rectiligne lors du lancer permet de rester précis. Pour pêcher avec le Mousty, j’employais une canne casting Furiozza 6’8 Medium, mais une Furiozza 6’8 Medium Heavy ferait également l’affaire.

J’aime utiliser un nylon de gros diamètres (35 à 40 centièmes) lorsque je pêche avec des leurres de surface de « bonne taille », pour avoir un minimum de sécurité lors du lancer et c’est toujours plus rassurant lorsque je combats un gros poisson. Et puis encore une fois, le nylon flotte et n’inhibe pas l’action de mon leurre. Pour des raisons personnelles j’aime l’élasticité du nylon lorsque je pêche en surface, mais je comprends tout à fait que certains préfère la tresse. Dans ce cas je leur conseillerai d’essayer la Sensibraid 8X en 18 ou 24, pour découvrir sa grande qualité de glisse.

Un leurre à mettre entre toutes les mains, qui ravira débutants et spécialistes.
La prochaine fois je vous parlerai du Swinger, le nouveau chatterbait de SAKURA.

Stay tuned.
JC

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