Brochets d’ouverture : Soyez à leurre !

Chaque année l’ouverture des carnassiers, comme la fermeture, est pour un bon nombre de passionnés un moment à ne pas rater.  C’est enfin l’occasion de retrouver les fleuves, lacs et autres rivières de seconde catégorie délaissés pour quelques mois de repos. Que ce soit du bord, en float-tube ou en bateau, tous les moyens seront bons pour se retrouver au bord de l’eau et tenter de déjouer la vigilance de nos chers carnassiers et plus particulièrement des brochets.

Où les trouver ?

Après leur période de reproduction, les carnassiers éprouvés cherchent à faire le plein de protéines. Grâce aux premières chaleurs de fin avril, l’eau se réchauffe entraînant la fraie des poissons blancs sur des zones peu profondes. Cet apport de nourriture est une véritable aubaine pour nos carnassiers.

En intégrant le fait que les brochets seront en train de se refaire une santé à proximité immédiate des bancs de fourrage, la stratégie de pêche débutera dans un premier temps, par le choix des secteurs les plus adaptés pour décider “Sir Esox”. Voici quelques profils “génériques” de postes porteurs :

  • Les bordures de berge : Pour peu qu’elles soient bien encombrées (racines, arbres morts ou immergés, etc…), elles offrent des postes de choix surtout si des rassemblements de poissons blancs se trouvent à côté.

  • Les anses et les fonds de baie : Ces zones peu profondes ou en pente douce sont propices au regroupement pour la fraie des blancs, de par leur aspect calme, peu soumises aux conditions climatiques et se réchauffant également plus vite.
  • Les herbiers, nénuphars, roseaux et autre végétation subaquatique : Même si début mai, la végétation sous l’eau n’est pas la plus développée, il en reste toujours suffisamment pour attirer et fixer naturellement tous les types de poissons.
  • Les fonds cassants et les hauts fonds : Ces types de postes sont plus difficiles à repérer au premier abord, surtout lorsque l’on pêche du bord. Une embarcation avec un sondeur rend la tâche de détection plus aisée. Les cassures comme les hauts fonds offrent des postes privilégiés pour les brochets, attendant l’éventuel passage providentiel de proie, ou tout simplement surveillant à distance son garde-manger. En début de saison les brochets se tiennent généralement “accrochés entre deux eaux”, et montent chasser sur les plateaux.

Une fois les secteurs de pêche définis, la stratégie consistera ensuite à trouver ce qui décidera les poissons. L’éventail de possibilités offertes par la pêche au leurre permettra de s’adapter aux diverses situations rencontrées. Selon l’humeur des poissons, il faudra définir la technique la plus appropriée en fonction, que ce soit par une pêche plutôt lente et ciblée sur des postes bien précis pour déclencher des poissons présents mais peu actifs, ou au contraire avec une pêche plus active et agressive, en cherchant au maximum à faire réagir les poissons.

Quelle technique ? Avec quels leurres ?

Pêche de prospection – Battez du terrain !

Pour pouvoir explorer au maximum les postes et trouver les poissons actifs, le choix des leurres aura son importance. Les leurres doivent être rapidement en action pour être efficaces et faire réagir les brochets. Voici quelques leurres de prospection/réaction à ne pas négliger pour l’ouverture :

  • Les jerkbaits comme le Wafer 152 S, redoutables en début de saison avec une nage chaloupée et une sonorité grave. Idéals pour pêcher les zones peu profondes ou pour passer au-dessus des herbiers.

  • Les lipless tels que l’excellent Kutter Vib permettent de balayer rapidement la colonne d’eau tout en se faufilant travers les herbiers avec une sonorité plutôt aigüe et agressive.
  • Les gros crankbaits, comme le Bomba Crank 70 ou la famille des Golem (taille choisie en fonction de la profondeur de pêche souhaitée) sont de véritables baroudeurs permettant de battre efficacement du terrain sur tous types de postes.
  • Le Divinatör de Biwaa, le leurre de réaction par excellence. Habituellement réservé aux grandes profondeurs, il est aujourd’hui décliné en plusieurs tailles/grammages permettant d’aborder toutes les configurations.

Poissons difficiles – Lenteur de rigueur !

Au contraire si les brochets sont peu enclins à mordre, il sera nécessaire de passer par une pêche beaucoup plus lente et précise. Les bonnes bouchées passant au ralenti auront le plus de chance de décider des poissons apathiques. Inutile alors de battre énormément de terrain, il conviendra plutôt d’insister longuement sur les postes. La patience et le mental seront la clé de cette pêche à base de récupération linéaire très lente. Les leurres souples comme les swimbaits seront tout indiqués pour cette utilisation. Voici quelques références qui pourront débloquer des situations difficiles :

  • Les Slit Shad, véritable passe partout, sa souplesse lui permettant de nager à faible vitesse tout en offrant une vibration assez puissante. La taille 125 mm (5”) est la plus polyvalente. Si vous recherchez des spécimens, les tailles 150 et 175 mm (6” et 7”) conviendrons mieux. Pour augmenter vos chances, n’hésitez pas à les monter sur une tête plombée à palette Spinhead.
  • Les L16 Shad, ce leurre souple innovant possède une tête détachable que l’on peut remplacer par une tête plombée spécialement adaptée. Le L16 Shad offre des vibrations bien puissantes et toniques avec un roulis prononcé même à basse vitesse. Les tailles 120mm et 15 0mm (4.75” et 6”) seront parfaite pour les brochets.

  • Le Divinatör S est une version dérivée avec caudale de son grand frère le Divinatör. Idéal pour les pêches très lentes voire quasi statique, ce shad émet des vibrations très fines qui permettent de déjouer la vigilance des poissons très sollicités. Les tailles en 125 mm et 150 mm (5” et 6”) sont idéales pour décider des poissons difficiles.

Pour les swimbaits, privilégiez une nage fluide et réaliste, entrant en action à faible vitesse. L’indémodable Seven de Biwaa ou le S-Shiner 145 S de Sakura, ondulant d’une nage fluide en S ou comme le fameux S-Trout ou le Swimpike de Biwaa de véritables aimants à gros poissons, possédant, eux, une nage plus subtile et vraiment proche de la réalité permettant de faire craquer les poissons les plus méfiants.

Cannes et Moulinets, Que choisir ?

Que l’on pêche du bord ou en bateau, les cannes de type casting amèneront un plus grand confort d’utilisation pour la pêche de prospection. La longueur sera d’un minimum de 7’ pour pouvoir catapulter facilement les leurres à bonne distance ou pour garder un maximum de contrôle lors des animations.

Selon les techniques et les leurres employés, une canne de puissance H sera la plus polyvalente au brochet, mais on pourra affiner que ce soit avec une MH pour les leurres moyens ou jusqu’à XXXH pour les plus gros leurres.

Pour des cannes plutôt polyvalentes, les familles des Shinjin Neo ou des Trinis Neo seront toutes indiqués, en fonction de votre budget et selon vos contraintes (monobrins, 2 voire 3 brins). Pour des cannes offrant des techniques plus spécifiques, la famille des Furiozza conviendra idéalement.

Pour terminer l’ensemble, un moulinet casting de moins de 200 g sera parfait pour équilibrer ce type de canne légère et longue. Les moulinets Calix (197 g) et Oxio (168 g) conviendront idéalement avec leurs différents ratios permettant une large plage d’utilisation de techniques. Au niveau du bobinage, le choix se portera sur de la tresse grâce à sa forte résistance sur de faible diamètre et l’apport de sensibilité permettant de ressentir la moindre touche. La tresse 8X Sensibraid se prêtera à merveille pour cette utilisation (diamètre de 0,12 mm à 0,30 mm selon la canne et les leurres employés). Pour résister aux dents acérées des brochets, un bas de ligne en fluorocarbone résistant est nécessaire. Selon les configurations de pêche, entre 1 et 2 m de bas de ligne Impact Shock Leader en 0,60 mm minimum sera recommandé, n’hésitez pas en monter en diamètre si vos parcours possèdent des spécimens.

Amusez-vous bien !
Thierry Calmont

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Nos premières truites de la saison aux leurres.

Nous avons peu pêché aux leurres depuis l’ouverture de la truite. Après un premier week-end marqué par une escapade cévenole aux appâts naturels, le retour dans les Alpes du Sud s’annonçait synonyme de grosses truites au poisson nageur, mais ce ne fut pas réellement le cas. Non que les conditions en grands cours d’eau eussent été défavorables, bien au contraire, elles étaient propices au point de donner la primeur à la mouche artificielle sur les créneaux du milieu de journée (coïncidant avec les éclosions d’éphémères classiques de cette période de l’année), toujours dans un souci d’optimisation du temps de pêche imparti (un des nombreux avantages d’être polyvalent). Coline et moi n’avons sorti les spinning que dans les moments d’exploration, ou lorsque le vent rendait les autres techniques inopérantes, c’est-à-dire lors de deux coups du soir en tout et pour tout :

Le premier (en solo) fut en réalité un moyen de découvrir un long linéaire convoité depuis l’hiver, avec à la clé la première grosse fario de la saison :

Le deuxième, avec Coline cette fois, visait une bordure éloignée et inaccessible parcourue d’un courant laminaire d’intensité moyenne, où nous espérions surprendre quelques truites agressives restées en postes après une éclosion d’éphémères. Elle nous a finalement rapporté deux belles farios supplémentaires.

En présence de poissons attablés, nous avons opté pour une petite bouchée (Phoxy Minnow HW 50S) présentée en dérive quasi inerte 3/4 aval.

Notre fréquence de pêche aux leurres ne devrait pas augmenter significativement tant que les conditions en grands cours d’eau resteront favorables à la pêche à la mouche (récits à venir sur www.garbolino.fr) afin de profiter au maximum de cette période bénie (mais furtive !) durant laquelle la vulnérabilité des gros poissons au fouet atteint son apogée. Nous aurons largement le temps de nous rattraper par la suite après la fonte des neiges pour la truite, dès le mois de mai avec l’ouverture des carnassiers !

A bientôt
Simon SCODAVOLPE

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Truite : patterns d’ouverture !

Profitant d’une semaine de congés posée stratégiquement pour cette ouverture 2015, j’ai suivi quelques patterns distincts adaptés aux conditions et à mes objectifs profitant de la gamme de leurres distribuée par Sakura.

Tout d’abord, le Samedi 14 à 6h30 je décidais de rattraper l’inauguration ratée de mon combo bait-finesse lors de l’ouverture anticipée du Doubs Franco-Suisse. Celui-ci étant composé de la Trinis Neo ML munie de l’Oxio 71 CTi,  garni lui-même de tresse 8X Sensibraid de 0,06 mm terminée par un fluoro Impact Shock Leader de 0,20 mm. L’occasion aussi de tester plus sérieusement le nouveau Phoxy minnow 50 HW coloris Real Life Tuite Fario. Comme une évidence, dès le premier lancer la touche fut directe et sans appel ! Le poisson décolle du fond et stoppe la course du leurre. Avec un réarmement léger grâce à un hameçon simple Gamakatsu LS-3423 n° 4 en queue, le ferrage reste sûr.

Suivront 3 poissons entre 35  et 40 cm et deux plus petites. Les poissons touchés sont tous, ou presque, postés en bordure non loin des radiers. Un petit plomb fendu à la place du triple ventral permet d’équilibrer le leurre qui tient alors d’autant mieux les veines de courant. Cet armement léger permet également de travailler sans risque les zones peu profondes.

L’activité diminuant, je finis ma journée au Slit Sad 3″ monté en texan afin de me rapprocher des pêches au vairon manié. D’abord en grattant le fond puis en dandinant le vairon devant les caches en bordure.

Les jours suivants furent l’occasion d’un crochet pour tester l’activité sur secteur plus propices au brochet et à la perche mais je n’insisterai pas au vu des signes de frai approchant. Je toucherai une belle perche décidée sur un Slit Shad 2″ monté sur tête plombée Grogneuse de 2 g en utilisant l’effet planant de cette dernière pour présenter un animation linéaire la plus lente possible.

Ensuite c’est en cherchant le brochet au Wafer que je décide un petit poisson très agressif.

Puis, revenant sur ma rivière à truite, les poissons semblent se méfier un peu plus des leurres durs. J’insiste alors avec le Slit Shad 3″ en texan et sur les têtes plombées Round Guard et Grogneuse pour varier les présentations. Les résultats sont au rendez-vous sur des coloris naturels (Ghost wakasagi ou Golden shiner). Les poissons perdus aux leurres durs engamaient sans hésiter ces petites proies insouciantes. Avec les plombées adaptées (de 2 à 5 g) je trouvai les dérives adaptées à la tenue des poissons. L’idéal étant de suivre le fond sans l’accrocher. Les têtes plombées Round Guard sont reines dans cet art.

Remplir le compteur est encourageant, mais le nombre n’est pas l’objectif ultime de tout pêcheur et n’étant pas adepte des notions de rendements et de productivisme (cela je le laisse au domaine professionnel), je me mets en quête de poissons plus gros en montant en taille de leurre souple. Je passe alors au Slit Shad 4″ (10 cm) coloris Pepper mint (dos blanc/ventre translucide), monté sur tête plombée Round Guard de 7 g ou 10 g selon les postes. Pour les lancer loin, au plus proche de la berge d’en face, je choisis la canne Sakura Banshee de la gamme Ten Figthers. Ainsi, je peigne les courants rapides et peu profonds, les radiers et les postes de bordure. Le nombre de tapes et sans équivoque : la bouchée bien visible plaît et pas seulement aux gros poissons visés. Il me faut donc jouer de patience pour piquer quelques premiers poissons avant d’atteindre mon objectif en capturant un poisson approchant les 50 cm.

Vient alors la session dédiée aux gros poissons. Je m’en retourne sur l’un des bijoux des rivières jurassiennes que j’avais tenté en fin de saison l’année dernière. Le paysage, même sous le froid matinal du mois de mars, reste magnifique.

Mais la matinée se passe et même si les touches sont régulière le Slit Shad ne concrétise pas son objectif. Peut-être faut-il y voir un lien avec l’éclipse partielle qui se déroule. Malheureusement, les nuages m’empêchent de bien apprécier le spectacle.

Il faudra attendre l’après-midi pour qu’enfin les poissons rentrent en activité. Je décroche d’abord un beau poisson avant de voir le spectacle d’une truite de 50 cm quittant son poste de bordure pour suivre mon leurre dans un filet d’eau et venir le chasser à mes pieds : une poussée d’adrénaline énorme qui comble les efforts et la patience qu’il a fallu pour en arriver là !

Avec cette superbe truite en main, je réalise que mon leurre de 4″ n’effraye personne. Sachant que de très beaux sujets hantent ces eaux, je monte directement un Slit Shad de 5″ (12,5 cm) en coloris Golden shiner. Monté sur tête plombée Round Guard de 7 g, avec un hameçon simple en voleur, il intéressera les plus gros poissons. Au bout de 2 h et 2 tapes non ferrables, je vois un gros poisson sortir du courant principal pour chasser mon leurre. Après deux attaques indécises, la troisième est franche et décisive, je vois alors les 12,5 cm de plastique engloutis par la bête.

C’est un poisson de 53 cm : le Graal du pêcheur de truite,
la consécration de cette semaine d’ouverture.

A bientôt,
Frédéric Faivre

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Escapade hivernale à Mequinenza

Tout comme l’hiver dernier, nous avions décidé avec Julien et Pierre de nous rendre en terre espagnole, plus précisément à Mequinenza pour un petit séjour de 4 jours à la recherche de sandres et perche.

Les conditions de pêche sont différentes de l’an dernier, les récentes conditions météorologiques ne vont pas nous faciliter la tâche, en effet le bassin versant du Rio Ebro a chargé pas mal d’eau de neige, ce qui freine considérablement l’activité des poissons.

Nous commençons nos 2 premiers jours de pêche sur le barrage de Riba Roja (le barrage en aval de Mequinenza) car nous savons qu’il abrite de plus gros sandres que le lac du haut.

La température de l’eau est d’environ 8 degrés, et il y a du courant dans le lit principal. Nous axons notre pêche sur les bras affluents abrités du courant et où l’eau est un peu plus chaude. C’est entre 8 et 10 mètres de profondeur que nous touchons les premiers poissons en verticale.

Le Slit Shad 6’’ coloris Wakasagi sur tête plombée Verticool Sakura en 17 g m’a rapporté quelques poissons. Il semble que ce soit ce type de coloris qui semble le mieux fonctionner. Julien et Pierre utilisent des tailles et couleurs semblables avec réussite que ce soit sur du shad ou du finesse.

Au cours de notre prospection nous trouvons une pointe plutôt productive qui conforte nos choix de leurres.

La taille moyenne des sandres est très correcte, certains d’entre eux sont des femelles qui commencent à arriver en maturité en vue de la reproduction.

Malgré la belle taille moyenne des sandres capturés, nous sommes loin du nombre de captures que nous avions réalisé l’an dernier. Le 3ème jour nous décidons de nous rendre sur le lac du haut (barrage de Mequinenza) afin de voir s’il y a une réelle différence d’activité. Les informations sur la pêche que nous avons sont divergentes, on verra bien !

Nous débutons au petit matin sur une série de pointes rocheuses en linéaire. J’ai opté pour un Hypnotic Swimmer 3,5’’ Biwaa en coloris Ayu sur TP L16 Koneel en 10 g.

Cette combinaison est payante puisqu’en peu de temps, un beau sandre viendra poser sous le soleil espagnol !

Nous prenons tous du poisson, c’est prometteur ! Nous continuons l’exploration de ces pointes rocheuses toujours en linéaire entre 5 et 10 mètres de profondeur. Au fil de la matinée, les touches se font plus rares, je descends en grammage avec une tête plombée Fish Head Sakura 7 g associée à un Slit Shad 4’’ golden shiner. Quelques poissons s’ajouteront au compteur dont cette belle zébrée.

J’utilise pour cette pêche la Furiozza FRS 681 ML Micro guide associée au Ryobi Slam, un moulinet très fluide, ultra léger et vraiment confortable.

L’activité des poissons retombe vite durant la journée et c’est en verticale que nous parvenons à prendre quelques poissons dans 8-10 mètres avec des leurres type finesse comme le Zaander K 5,5’’ Biwaa. Avec la multitude d’obstacles et la variation importante du fond, j’ai opté pour un ensemble casting pour la pêche verticale, la Furiozza FRC 681 M avec un Oxio 71 CTi, un ensemble léger et très tactile.

Le dernier jour de pêche sur le lac du haut sera moins prolifique, le coup du matin n’apportera rien d’extraordinaire et le reste de la journée nous réussirons à gratter quelques poissons par ci par là en explorant différentes zones du lac.

Avec une moyenne de 15 – 20 poissons par jour, ce séjour fût en deçà de nos espérances, quoiqu’il en soit se fût tout de même un super séjour entre potes sous le soleil espagnol, ravis d’avoir revu Paul notre ami belge et toute l’équipe du camping Fayon Fishing !

¡ Hasta luego !
Loïc Domergue

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Bien préparer l’ouverture de la Truite aux leurres.

Il y a quelques années, le pêcheur de truites polyvalent désireux d’optimiser sa saison ne choisissait la pêche aux leurres  qu’à partir du mois de mai, c’est-à-dire après la fonte des neiges, ou plus généralement, en présence d’une température d’eau dépassant les 10°C  (moment coïncidant avec  le pic d’agressivité saisonnier des farios).


Aujourd’hui, l’engouement que suscite cette technique conduit de nombreux pratiquants, en particulier les plus jeunes issus de la génération « street-fishing », à se mettre à la truite et dégainer poissons nageurs et leurres souples dès l’ouverture, parfois sans tenir compte du comportement particulier des poissons à cette saison.  A ce moment de l’année, les eaux sont encore froides et les truites souvent cachées et peu agressives. En somme, des conditions qui donnent  la suprématie au naturel (toc et vairon manié). Pourtant,  de nombreux pratiquants, non obnubilés par une indécrottable recherche d’efficacité, souhaitent se faire plaisir à l’artificiel dès le deuxième samedi de mars. Voici quelques situations à privilégier pour y parvenir :

  • La pêche des rivières de plaine précoces : certaines rivières présentent une température d’eau favorable dès le mois de mars (pour une truite sauvage, cela signifie 10°C environ à cette époque). Souvent situées en plaine ou en moyenne montagne, sur des bassins versants bien exposés, elles peuvent être rapidement porteuses dès l’apparition d’un soleil printanier. C’est souvent dans ce type de biotope que les premières truites sauvages de l’année succombent aux vibrations d’un poisson nageur bien présenté !

  • La pêche des parcours No-Kill : Les parcours No-Kill se multiplient depuis quelques années et permettent d’obtenir une qualité de pêche décuplée  (si l’on considère bien sûr que la qualité de pêche est directement corrélée à la taille moyenne des truites capturées) qu’une réglementation classique, aussi restrictive soit-elle, ne saurait produire. Sur ces parcours, les poissons conservent une appétence importante (surtout en début de saison) et de fait, peuvent être un bon moyen de débuter aux leurres. Attention, certains d’entre eux sont réservés à la mouche artificielle. Là où les autres techniques sont autorisées, la réglementation prévoit l’utilisation d’hameçons simples sans ardillons, prenez donc vos précautions !
  • La pêche en grands cours d’eau : Les grands cours d’eau de 1ere catégorie, lorsqu’ils présentent des niveaux corrects, sont un lieu agréable pour débuter la saison aux leurres, car ils offrent la perspective de capture de gros spécimens. La stratégie consiste à rechercher les portions lentes et homogènes, où les autres techniques peinent à tirer le meilleur parti. La capacité de ratissage de la pêche aux leurres devient un atout majeur quand il s’agit de peigner les zones molles appréciées par les farios paresseuses du mois de mars.

  • La pêche des truites de pisciculture: les truites « portions » lâchées pour l’occasion sont souvent dédaignées par le puriste. Elles sont en réalité d’excellents adversaires pour débuter la saison aux leurres, pour ceux qui parviennent à faire abstraction de leur origine (ou n’y attachent pas trop d’importance). Introduites sur des secteurs prédéfinis, elles diffèrent des poissons sauvages par un comportement singulier, car elles conservent une agressivité décuplée et un rythme alimentaire soutenu dans des conditions de température et de débit qui anéantiraient toute velléité chez une truite de souche. Leur traque aux leurres est ludique, et plutôt que de les considérer comme des poissons de cirque, mieux vaut profiter de leur (brève) présence, dont les répercussions écologiques sur les populations salmonicoles en place sont quasiment nulles (n’en déplaise à ceux qui les accusent de tous les maux), et voir en elles un bon moyen de débuter la saison sans prise de tête !

Quels leurres ?

Au niveau du des leurres, plusieurs impératifs conditionnent leur choix : ils doivent passer lentement, au ras du fond, en suivant au maximum les veines de courant. Ceci se traduit en termes de caractéristiques mécaniques par une densité importante et une bonne capacité à vibrer avec des animations minimalistes.

Dans l’eau froide, la truite est peu encline à se déplacer et lorsqu’elle daigne le faire, c’est assez mollement et sur de courtes distances. On a donc intérêt à suivre au maximum les veines de courant sans trop les couper, en effectuant des soubresauts infimes ponctués de pauses (pour venir cueillir un leurre, une truite dépense beaucoup plus d’énergie à traverser plusieurs veines qu’à descendre l’une d’entre elle dans le sens du courant). La prospection rapide au jerk, en coupant perpendiculairement les veines, est un anachronisme en mars !

Lorsque le couple vitesse/profondeur n’est pas très important, les poissons nageurs suspending proposés par SAKURA tels que le Minchub 55 SP et le Ciscus 65 SP sont bien indiqués. Si de gros poissons hantent votre parcours, les tailles supérieures peuvent convenir.

Minchub 55 SP -Sakura

Ciscus 65 SP – Sakura

Dès que la masse d’eau augmente, un PN coulant est plus à même de vibrer au ras du fond : pour l’occasion, le Phoxy Minnow 50 S HW, nouveauté 2015 très attendue, est tout indiqué. Ce PN dense et silencieux devrait faire parler de lui cette année ! Si les eaux sont claires, préférez les couleurs naturelles real life pour les truites sauvages.

Phoxy Minnow 50 S HW – Sakura

Pour pêcher creux au ras du fond, les shads sont également de bons leurres : N’ayant pas une très grande expérience en matière de pêches de la truite au souple, nous aurons l’occasion d’approfondir le sujet ensemble tout au long de la saison. Sur le papier, il sera bon de tester le Slit Shad 50 mm pour les pêches en dérives avals.

Sakura Slit Shad 2 » (50 mm)

Pour les pêches ¾ amont, l’appui du courant est moindre et implique l’utilisation d’un shad à queue fine facilement mobilisable en dérive inerte : le Divinatör S en 6 cm, de chez BIWAA,  devrait exceller dans cet exercice. A suivre !

Biwaa Divinatör S 2,5 » (60 mm)


Quels combos pour les lancer ?

Dans ces pêches précises et lentes, le contrôle de la dérive est essentiel pour présenter le leurre de façon optimale. Une certaine longueur de canne est nécessaire, c’est-à-dire plus de 6’ pour les rivières moyennes et 7’ en grands cours d’eau. L’heure n’étant pas encore aux leurres miniatures, les puissances L, ML et M sont les plus indiquées. Ainsi, les modèles monobrins Shinjin Neo 7’ (ML et M), Trinis Neo 6’3 M et Furiozza 7’ (ML et M) ou 2 brins Shinjin Neo (6’6 ML et 7’ L), Trinis Neo (6’3 ML, 7’ ML, 6’3 M et 7’ M), selon votre budget, sont parfaits pour débuter la saison. Si la plupart des références en puissance L et ML sont polyvalentes, d’autres se révèlent plus spécifiques, en particulier la Furiozza FRS 7’ M, dont j’ai pu apprécier les qualités face aux grosses truites en fin de saison dernière !

Pour équilibrer ces cannes longues, un moulinet entre 200 et 250 gr est nécessaire : le Ryobi Slam en taille 1000 (dont le diamètre de bobine est suffisant) et la nouvelle version du Siryx de Sakura en taille 2000 possèdent toutes les qualités requises.

Au niveau de la ligne, la nécessité de pêcher creux implique une certaine finesse (pour limiter la prise au courant de surface) : dès que le parcours possède de gros poissons, j’utilise la tresse fine Sensibraid en 0,06 mm, couplée à un long bas de ligne de 2 m en fluorocarbone type Impact Shock Leader (par soucis de discrétion et pour sa résistance à l’abrasion) entre à 0,16 et 0,25 mm selon la taille des poissons convoités. En petits cours d’eau, un nylon de 0,14 ou 0,16 mm suffit.

Bonne préparation !
Simon SCODAVOLPE

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Crankbait partie 2

La bavette square bill quant à elle, est une bavette carrée, plus ou moins fine en fonction des modèles et quasi uniquement de section courte. Le wobbling du leurre est alors plus faible, mais sa capacité à changer de direction en heurtant les obstacles, fait du crankbait square bill un fabuleux atout en eau peu profonde (Bomba crank Sakura).

La forme carrée de la bavette offre une surface de contact imposante faisant se désaxer le leurre à chaque collision avec une structure. Ce type de crankbait est donc réservé aux eaux peu profondes et encombrées.

Rick Clunn, le Docteur « crankeinstein » et ô combien célèbre basser américain, a fait évoluer la bavette square bill en une bavette comportant deux arrêtes supplémentaires, appelée coffin. Pour Clunn, tout est dans la « deflection », la capacité qu’a le leurre à faire rebondir les obstacles sur la surface plane de sa bavette. La bavette coffin s’accommode encore mieux des obstacles et évite encore un peu plus les accros. C’est d’ailleurs un crankbait avec ce type de bavette (RC1) qui permis à Clunn de gagner son quatrième bassmaster classic en mille neuf cent quatre vingt dix.

Si le choix de la bavette et la notion de contact avec l’obstacle sont deux éléments essentiels dans la pêche au crankbait, la vitesse de récupération est la notion qui prédomine. Subtile et très complexe il est déterminant de l’adapter au contexte du moment. C’est-à-dire à la zone présumée de tenue des poissons, leur agressivité, et la température de l’eau.

Par eau froide, lorsque le métabolisme du poisson est ralenti, ou par eau chaude quand le poisson est apathique, il convient de réduire au maximum la vitesse de récupération afin d’inciter le poisson à se déplacer en un minimum d’efforts. La température est vraiment déterminante.

Prenons l’exemple du Bassmaster classic mille neuf cent soixante seize pour illustrer les propos qui vont suivre.

Le futur vainqueur, Rick Clunn, pour ce qui sera la première de ses quatre victoires lors du Classic, accusait un retard de dix livres sur le leader lors du premier jour. Dans la nuit, un front froid traversa le lac Guntersville faisant chuter considérablement la température. Le lendemain, la stratégie de Clunn qui consistait à alterner crankbait en steady retreive et spinnerbait en buzzing s’avéra complètement inefficace. Persuadé que le crankbait était la clé de voûte de la construction de son succès, il insista à cela près qu’il modifia la récupération. Il moulinait lentement son Honey B et à chaque fois qu’il heurtait un obstacle il stoppait la récupération pour laisser son leurre remonter tranquillement. La technique s’avéra payante puisque il ramena plus de trente trois livres sur la balance et pris la tête de l’épreuve.

Un autre exemple, moins illustre que celui de Rick Clunn, mais assez parlant. Il y a quelques années lors de l’ouverture sur un lac Girondin les habituelles techniques saisonnières comme le vibration, le spinner ou le shad ne fonctionnaient pas vraiment. Les poissons semblaient sommeiller. En compagnie de Thomas Parodi (Team Sakura) je me mis à pêcher crankbait. Alors que la journée avait été délicate la situation semblait se débloquer. Je rentrai successivement deux poissons corrects en moulinant lentement et en stoppant lorsque j’entrai en contact d’épaisses touffes d’herbiers. Petit coup de fil à Etienne et Gaël (Pure fishing) qui pêchaient non loin de là et appel de Mick et Sylvain (Illex) qui eux aussi cherchaient à prendre la température.

Conclusion, nous avions tous touché des perches et des brochets en pêchant au crankbait dans trois à quatre mètres d’eau en effectuant des pauses au contact des herbiers isolés. Et cela à des endroits du lac bien éloignés les uns des autres. La suite valida notre pattern ce qui nous permis de rentrer quelques poissons supplémentaires.

En France, étonnamment, dans la majorité des cas nous sommes figés dans des vitesses de récupérations assez lentes. Mais quand on voit la vitesse à laquelle un pêcheur comme Kevin Van Dam mouline son crank, on peut se poser des questions sur notre pratique.

Depuis quelques années, l’avènement de la compétition a donné lieu à l’explosion de la pêche au vibration. On le pêche quasiment toujours vite, en le rippant dans les herbiers. Alors pourquoi ne pas effectuer la même chose avec un crankbait en utilisant un ratio adapté ?

A la fin de cette série d’articles, je vous détaillerai le matériel SAKURA adapté à l’ensemble de la pêche au crankbait.

Stay tuned

JC

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CRANKBAIT partie 1

Aujourd’hui je vous propose la première partie d’un article que j’ai écrit il y a quelques temps. Il parle du crankbait. J’ai tenté de l’étoffer un peu afin de vous présenter ce leurre et les techniques qui en découlent de manière détaillée.

Crankbait. Ce leurre résonne dans la tête de nombreux pêcheurs comme le summum de l’américanisme, ancré dans une vision centrée sur la traque exclusive du blackbass. Une hérésie assurément, tant le profil et les fonctions de ce leurre rondouillard offrent d’immenses possibilités dans nos pêches Européennes. L’invention du crankbait est attribuée à James HEDDON, le célèbre fondateur de la firme Américaine. La légende dît que lors d’une de ses sorties de pêche il utilisait un plug en balsa, il venait de s’emmêler et durant la récupération le leurre s’est mis à décrire un wobbling régulier qui a rapidement déclenché l’attaque d’un bass. Il a donc par la suite taillé un plug avec une bavette dans la continuité du leurre et donné naissance au célèbre Lucky13. Il pouvait ainsi pêcher en surface et faire évoluer le leurre sous l’eau en le récupérant simplement au moulinet. La machine était lancée.

Si l’on s’en tient à la définition de cranker,  « récupérer à la manivelle », on peut alors attribuer à la famille des crankbaits une multitude de leurres ayant ce wobbling régulier si caractéristique. Certains minnows, top waters, wakebaits ou swimbaits en font parti, mais je ne parlerai ici qu’uniquement du plus connu de tous, le bon vieux crankbait rond (voir triangulaire et plat avec le temps) et trapu. Il semble basique en apparence mais au fil du temps il s’est complexifié tant dans ses propriétés physiques, que dans son utilisation. Les premières utilisations de ce leurre en Europe, ont été faites par les pêcheurs à la traîne et les pionniers du blackbass. Redoutable sur la majorité des espèces de nos eaux intérieures, le crankbait n’est pourtant pas un marché florissant. Étude sous toutes les coutures d’un leurre qui tend à être délaissé. A tort…

Imiter des alevins, des écrevisses, des insectes, n’importe quelle proie mouvante, tel est le but d’un crankbait. Sa physionomie est très singulière. Très ramassé, rond, flottant, avec une bavette s’allongeant à mesure qu’il atteint les profondeurs, capable d’évoluer de la surface jusqu’à sept mètres pour les plus téméraires. Le crankbait est fait de balsa, de plastique et plus récemment de copolymères.

Mais arrêtons nous quelques instants sur cette pièce maîtresse qu’est la bavette. Elle est un élément déterminant dans la conceptualisation et la pratique de la pêche au crankbait. Ce morceau de plastique, ou de métal parfois, adjoint en avant du corps du leurre, est la surface sur laquelle l’eau prend appui lors de la récupération. Cette opposition entraîne alors la mise en action de l’ensemble. La taille et la forme de la bavette déterminent la profondeur d’évolution du leurre ainsi que son action et donc son terrain de prédilection. Le crankbait est classé en trois catégories majeures en fonction de sa profondeur de nage et donc de la taille de sa bavette : SR pour Shallow Runner, MR pour Mid Runner et DR pour Deep Runner.

Il existe une multitude de bavettes, mais deux occupent le devant de la scène et permettent de structurer notre approche

La bavette round, la plus connue, est la plus utilisée en grande taille, pour pêcher en pleine eau et atteindre de grandes profondeurs. L’angle du point de rattachement au leurre est plus prononcé (ou moins, cela dépend de l’endroit ou l’on place notre rapporteur), que sur les bavettes dites square bill, ce qui permet au leurre d’atteindre rapidement sa profondeur de nage. La bavette, au delà de sa fonction principale,  sert en quelques sorte de sondeur. Entrant en contact avec le fond et les obstacles, elle renseigne le pêcheur sur ce qui se passe « en dessous », lui offrant alors le loisir de stopper sa récupération afin de laisser remonter le leurre de quelques centimètres et de reprendre une fois l’obstacle franchit (bottom taping). Certains pêcheurs n’hésitent pas à pêcher crankbait comme s’ils pêchaient spinner ou Texas rig. En lançant directement le leurre dans des bois ou des structures très épaisses et en choisissant un leurre à la bavette très allongée. Ils comptent sur l’effet « saute obstacle » pour protéger les hameçons et éviter de s’accrocher.

Même si la bavette ronde s’accommode assez bien des obstacles et en particuliers des cailloux, elle n’en reste pas moins le premier choix pour explorer la pleine eau. En effet, le wobbling imprimé au crankbait par une bavette round est très large et puissant et bénéficie d’un fort pouvoir d’attraction. De plus, ce modèle de bavette revêt un intérêt indéniable lors de la récupération en autorisant une échelle de vitesses très ample. Il laisse la possibilité de s’adapter aux différents contextes. Nous y reviendrons dans les prochaines parties.

Stay tuned ;-)

JC

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Mississippi Day2

Le temps était moins clément qu’hier, et le vent soufflait plus fort ce matin. Je me suis réfugié dans une marina et ai profité de cette eau froide pour pêcher avec des shaky head et des worms de six inches. Les poissons étaient très lents et les touches vraiment discrètes. J’ai employé une FURIOZZA SPINNING 7’1 MEDIUM avec une tresse SENSIBRAID en 10MM et un bas de ligne en fluorocarbone en dix livres. Difficile de descendre plus lorsqu’on pêche des docks enchevêtrés de cables et de structures métalliques.

L’après midi le vent s’est légèrement calmé et j’ai prospecté de nouvelles zones principalement au chatterbait de 3/8OZ avec un swimming SENKO en guise de trailer. Parfait pour passer dans les vieilles tiges de nénuphars, les racines et l’herbe qui commence tout juste à repousser.

Impossible pour moi de me passer d’une fibre lorsque je pêche ainsi. La FURIOZZA 7’2 MMH GLASS est parfaite pour ce genre de chose. Je l’avais armé d’un moulinet à faible ratio afin de récupérer tranquillement et ainsi d’avoir un contact maximum avec les obstacles immergés. Cette stratégie s’est révélée payante dans cette eau froide, puisque j’ai attrapé quelques jolis poissons. Les black bass sont encore loin de la fraie, mais un mouvement s’annonce vers les zones de « staging » avant de gagner l’ultime creek channel et de prendre possession des flats.

Petit tour sur la rivière cette semaine, puis le week end prochain il sera l’heure de gagner La Nouvelle Orléans pour le carnaval, et de repartir pour trois jours dans le Mississippi.

A très bientôt.

JC

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Cold Mississippi

J’ai profité de ce beau week end ensoleillé pour m’évader un peu de la Louisiane et découvrir un lac de l’état du Mississippi. Le temps est magnifique, et même si le matin est un peu frais, le thermomètre à atteint plus de vingt de deux cet après midi.

En revanche la sonde de mon Humminbird annonçait une eau à huit dégrées. Pas simple donc de commencer une exploration dans de telles conditions. Pêche lente au crankbait sur les murs de pierres, qui réchauffent légèrement l’eau. Et prospection lente au jig sur des zones très précises où les poissons sont sensés stationner avant de se rapprocher des flats.

Toujours autant d’efficacité et de plaisir en employant la TRINIS NEO 6’6 MEDIUM GLASS lorsqu’on pêche au crankbait. Et ma fidèle FURIOZZA 7’4 HEAVY s’est à nouveau retrouvé au centre des débats lorsqu’il a fallu pitcher un jig.

Rien de fou, mais quelques poissons sympas. Demain je vais pêcher de l’eau un peu plus claire à des profondeurs plus importantes le matin, et l’après midi je continuerai de pêcher les creek channels.

Stay tuned

JC

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GRISAILLE

Bonjour à tous. L’hiver touche la Louisiane également, mais affecte la pêche d’une manière différente de ce que l’on peut vivre en France. Les amplitudes thermiques sont démentielles et l’eau provenant du nord du pays refroidit les rivières considérablement.

Quand le temps le permettait ces deux dernières semaines, je suis allé sur la rivière pour voir comment les poissons réagissaient à ce contexte. Je me suis rendu compte que la température de l’eau, froide, engendrait une mortalité assez massive du poisson fourrage, puisque j’en apercevais beaucoup agonisants à la surface ou entre deux eaux. J’ai d’abord pensé à une pollution, mais Larry et Shane très habitués à pêcher ces eaux, m’ont bien confirmé que tout cela était normal ici à cette période de l’année.

J’en ai donc profité pour exploiter ce phénomène. Quoi de plus évident alors que d’utiliser un SLIT SHAD 2’ monté sur une tête plombée texas. Ainsi j’étais capable d’imiter un shad nageant de manière saccadée, puis de le laisser gésir sur le fond en lui imposant un léger shaking.

L’eau étant plutôt grisâtre en ce moment et les poissons sans trop de couleurs j’ai opté pour des couleurs naturelles sombres.

L’incontournable série de spinning FURIOZZA micro guide est le parfait outil pour propulser ce genre d’ensemble et pratiquer ce type de technique. Cette fois ci mon choix s’est arrêté sur la 7’ ML accompagnée d’une tresse en 0.10 mm et d’un bas de ligne en fluoro en 8lbs. De la finesse, une résonance unique, tout en conservant suffisamment de puissance pour brider de gros poissons.

Pas de grosse session jusqu’ici car les conditions sont très changeantes et aléatoires, mais d’ici une dizaine de jours nous devrions en avoir terminé avec « l’hiver » Louisianais. Je vais effectuer une petite sortie sur la rivière cette semaine, puis ce week end je prendrai la route du Mississippi pour deux jours sur un lac.

Je tenais à informer ceux qui ont l’habitude de me suivre via le groupe SAKURA sur Facebook, ou via ma page, que mon compte a été piraté depuis de nombreuses semaines et que je n’ai pu réparer les dégâts causé par cet incident. Je vais donc me recréer un compte et j’espère que vous répondrez présents.

A très bientôt.

JC

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