Distribué sur le stand Sakura au salon CNPL, à Clermont Fd, du 18 au 20 janvier, le nouveau catalogue 2013 est disponible en téléchargement ICI
Le fichier est volumineux, 196 Mo alors soyez patients et vous pourrez découvrir les nombreuses nouveautés parmi lesquelles figurent les nouvelles cannes Sportism, TrinisNeo, Loondaka et Mitsio. Bien entendu vous pourrez également consulter la fiche technique de la fameuse baitcasting Furiozza ultra-light, lauréate du prix 2012-2013 « Best New Rod » obtenu lors de l’Efttex parisien en juin 2012.
Côté moulinets, le point d’orgue est atteint avec l’Oxio CTi, un baitcaster construit en alliage Carbone/Titane qui lui permet d’afficher un poids incroyable à ce niveau de prix : 168 g ! Disponible en ratios 6.3:1 et 7.0:1Bien sûr les leurres ne sont pas en reste avec une ribambelle de nouveaux coloris et de nouveaux modèles sur la gamme des hard baits et de nouvelles textures et couleurs sur les LS Slit Shad. Nous lançons, cette année, deux kits spécifiques « sandre » et « mer » sur ces derniers dans la taille 4 » très polyvalente.
Parmi les nouveautés, retenez la version coulante du Naja SuB. En 45 et 65 mm ce sera un des leurres favoris des street et rock fishermen. Il sera particulièrement apprécié pour la pêche de l’aspe !
Parions que le Rodeus sera également une future référence pour toutes les pêches finesse. Avec ses 40 mm et ses 3 types de bavettes, il s’adapte à toutes les conditions de profondeur.
Slit Shad nouvelle formule, plus souple, et coloris « laminated » grâce à la double injection.
Les deux kits techniques que nous vous avons concoctés cette année vous permettront de disposer de Slit Shad aux densités, textures et couleurs adaptées spécialement à la traque du sandre et des percidés ou à la traque des poissons marins.
Passée l’imposante partie consacrée à notre marque Sakura et à nos développements propres, vous retrouverez aussi les nouveautés de nos marques de distribution que nous avons sélectionnées pour vous : IMA Japan, Molix, Gary Yamamoto, Ryobi, River2Sea, Izumi, Gamakatsu, Wiley X, Fuji et Garmin.
Vous souhaitant une très belle année 2013 et une bonne lecture de votre « bible » favorite, nous vous donnons rendez-vous notre stand à la Grande Halle de Clermont Ferrand (63) et au Parc Expo de la Beaujoire à Nantes (44).
La saison touche à sa fin, en effet les premiers froids marquent le début des regroupements de bars avant le départ pour la fraye. Il s’agit des dernières sorties en guidage avec des clients/pêcheurs et l’occasion pour moi de tester les nouvelles cannes 2013 et prototypes tout juste sortis du moule. Tanguy, chef produits chez Sakura, a eu la gentillesse de m’en envoyer un.
Du coup, avant de s’attaquer aux poissons de Côte d’Ivoire, c’est en mode traction/shad que je me prépare à cette session du jour.
Je monte un Alpax 5008 (rapport idéal poids/capacité) sur cette nouvelle canne dont le nom Loondaka sonne un peu comme celui de la grosse vague du pays Basque. Dès la première prise en main on ressent à la fois la puissance (avec cet assemblage spigot, ce talon extra long) et la résonance avec la multitude d’anneaux proches du blank. Je pêchais jusqu’à présent avec l’excellente Shukan Neo 722 MH+ (idéale en traction Medium), mais la Loondaka 802 H mesure 2,44 m au lieu de 2,15 m et possède du coup un plus grand bras de levier pour « tracter » un shad, elle possède 10 cm de plus de longueur de talon avec un diamètre plus fort pour animer des leurres lourds (55 g et plus) et contrôler de gros poissons.
A propos de gros poissons, on attaque du coup une session en ce mardi de novembre sur des postes avec pas mal de courant (environ 1 nœud et plus), les poissons sont assez méfiants et les détections me confortent dans l’idée qu’il va falloir être attentif. Je pars donc en mode Punshad 125 mm coloris bleu monté sur un TP Pollax de 55 g et 40 g (avec rattles intégrées) ainsi que mon coloris préféré, le rose.
A la première dérive le verdict tombe, mon collègue du jour touche un premier bar de 60 cm sur une pêche au jig alors que je suis attelé depuis déjà plus d’une minute sur un poisson qui peine à décoller des 80cm au dessus du fond. La canne est puissante et elle travaille à la perfection, mais l’adversaire est de taille semble-t-il…un bar ou un congre nous doutons !
Quelques gros coups de tête plus tard, plus de doute il s’agit bien d’un bar qui n’est pas content du tout !
Il arrive enfin à la surface et accuse 87 cm….une véritable poutre vendéenne !
Après vérification réglementaire du bas de ligne, je repars sur une autre dérive histoire de voir s’il est possible de renouveler ces sensations rares en sortant un poisson trophée.
Je referai le même poisson à 3/4 cm près…
Du coup la traction avec du matériel optimisé démontre encore une fois que cette technique permet de toucher de plus gros poissons et à ce jeu là la nouvelle Loondaka m’a impressionné, merci à l’équipe Sakura.
Notre distributeur russe qui était de passage dans nos bureaux cette semaine pour découvrir la gamme 2013, a eu la gentillesse de nous ramener quelques magazines halieutiques à l’écriture cyrillique !
Voici donc quelques « scan » dépaysants de ces pages où Sakura et Molix sont à l’honneur !
Encore merci à Denis et Dimitri pour leurs efforts ainsi qu’à Jean-Christophe DAVID pour ces articles pédagogiques !
Comme beaucoup de pêcheurs aux leurres, vous vous demandez surement quelles seront les nouveautés présentes au catalogue Sakura 2013. En ce qui concerne la gamme de poissons nageurs Sakura (déjà bien étoffée en 2012), elle sera complétée entre autre par un nouveau modèle : le Rodeus.
Le Rodeus est un crankbait flottant de 4 cm pour un poids allant entre 3 à 4 grammes. Ce que l’on constate d’abord, c’est la qualité de finition toujours au rendez-vous. J’ai aussi particulièrement apprécié les distances de lancer possibles avec ce leurre. Il est décliné en 3 versions (SR ; MR ; DR) afin de faire face à plusieurs situations.
J’ai eu l’occasion de tester ces modèles dans mes eaux aveyronnaises…
Le modèle SR possède une bavette courte, c’est un modèle Shallow Runner évoluant sous la surface de l’eau. Il ne descend pas au-delà de 50 cm. Contrairement au Golem Crank Zéro, le Rodeus SR est bien moins trapu, sa nage ressemble bien plus à la fuite d’un alevin. Il se révèle idéal à la belle saison pour des pêches rapides en eaux peu profondes et pour déclencher les attaques des chevesnes vadrouillant en surface.
Le modèle MR, pour Medium Runner, évolue entre 50 cm et 1 mètre de profondeur. J’ai été agréablement surpris de sa tenue de nage dans le courant. Une récupération continue alternée de petits twitches est celle que je recommande. Il est aussi possible de le laisser remonter en surface et de le refaire partir de plus belle ! Il sera un de mes alliés de choix dans la traque des truites en petite et moyenne rivière et se montre aussi excellent sur la perche.
Enfin, le modèle DR, Deep Runner, évolue plus profondément (environ 1,50 m) du fait de sa bavette bien plus longue. Contrairement aux autres modèles, sa nage est bien plus serrée et il rebondit facilement contre les obstacles qu’il rencontre. J’ai testé ce modèle dans des courants assez soutenus, sans qu’il ne décroche. Avec ce crankbait, tout est possible : pêcher la truite et le chevesne en rivière ou encore la perche en lac.
A n’en pas douter, ces nouveaux Rodeus trouveront une place de choix dans les boites de leurres des pêcheurs sportifs. Disponibles dans des coloris qui ont déjà fait leurs preuves, il y a fort à parier que le Rodeus devienne un des best-sellers de la gamme. En ce qui me concerne, je l’ai déjà adopté !
L’ÉQUIPE SAKURA MONTE SUR LA 2ème MARCHE DU PODIUM
DE L’OPEN LABRAX DE CHAUSEY 2012
Pour cette 3ème compétition de la saison de la Labrax Cup 2012 qui s’est déroulée les 1er et 2 Septembre, nous nous retrouvons au large de Granville sur le magnifique archipel de Chausey. Cette année encore c’est le Comité des Pêcheurs Amateurs Granvillais (CPAG) qui organise l’évènement avec toute l’énergie et la bonne humeur qui leur est propre et c’est tout naturellement que 37 équipes ont répondu présent pour la bataille. Contrairement aux années passées, les coefficients de marée sont forts et frisent avec les 100, ce qui promet une pêche animée par des courants bien installés et qui on l’espère, permettront aux poissons d’être bien calés aux milieux de ces derniers comme nous apprécions qu’ils le soient.
La compétition du samedi démarre sous un ciel légèrement nuageux avec un vent faible (entre 10 et 20 km/h). La traversée de Granville à Chausey se fait donc à bon train et en un peu plus de 20 minutes, nous sommes tous arrivés au pied des Huguenans, zone de départ pour cette première journée. A la corne de brume, tous les moteurs sont en action et nous voilà nous aussi partis à vive allure pour notre premier poste de la journée. En à peine 10 minutes, nous lançons notre premier shad dans les courants et commençons à lécher les têtes de roches isolées. Nous avons beau être à l’étal de haute mer quand tout commence, les veines de courants repérées en pré-fishing sont encore bien actives. Les premiers postes ne donnent rien mais nous restons très concentrés et peignons les spots un par un. Après une heure à ramasser des algues décrochées du fond, nous parvenons enfin à piquer notre premier bar. Tout de suite nous nous replaçons sur la dérive pour espérer renouveler la chose et… BINGO, cette roche est bien peuplée, elle nous autorise la prise d’un deuxième et troisième bar. Après quoi, le courant mollit fortement et notre spot ne donne plus rien. Pas de souci, nous savons où aller pour tenter notre chance ailleurs. On remet les gaz pendant une dizaine de minutes et plaçons le bateau sur la dérive que nous connaissons. Malheureusement, sur place, nous retrouvons les vainqueurs de l’année passée qui semblent avoir pris possession des lieux depuis un moment. Tant pis, nous nous décalons légèrement et tentons tout de même le coup. Avons-nous de la chance, le carbone d’une de la Mazzera plie allègrement, les coups de têtes sont lourds et le poisson semble se déplacer dans le combat. C’est bon ça !!! Après un combat sympa, le poisson nous montre ses flancs….ils sont rouges !!!
Une belle vieille est remontée dans le bateau. Elle avoisine les 3 kg. Malheureusement ça ne compte pas et on la remet tout de suite à l’eau. Nous ferons en tout 5 dérives infructueuses et nous décidons donc de continuer notre quête vers un autre poste. Sans tarder nous remettons les gaz vers une zone que nous savons plus régulière. Sur place le courant n’est pas encore installé. Il nous faut donc patienter dans le secteur encore une petite heure et rapidement nous trouvons de jolies veines à explorer. Malheureusement, les dérives s’enchainent et restent toujours infructueuse. Changement de stratégie, nous mettons des slugs (leurres en forme de lançon) au bout de nos cannes et retentons les mêmes dérives. Après quelques lancers, le carbone plie sous les coups de têtes et nous sortons enfin notre quatrième bar de la journée. Cela redonne un bon coup de fouet à l’équipage et nous nous acharnons sur cette zone qui ne peut pas abriter qu’un seul bar. Notre obstination finit par payer et vers 14h00 nous mettons à sec notre cinquième et dernier bar de la journée.
Au final, nos poissons feront 51, 53, 56, 57 et 59cm nous permettant de totaliser 276 points. Le soir, au repas, nous apprendrons que nous sommes classés 2ème de la première manche à 20 cm derrière les premiers. On est bien partis mais tout reste encore à faire.
Bruno, soulagé de piquer ce joli poisson de 59 cm bien grassouillet.
Le lendemain, le vent semble avoir forci et l’état de la mer a légèrement changé. La traversée vers Chausey se fait à un rythme beaucoup plus calme que la veille. Cela aura pour conséquence de nous faire démarrer cette 2ème manche avec un quart d’heure de retard. Mauvaise nouvelle quand on sait que la manche se termine à midi précise. A l’inverse de la journée de pêche du samedi, nous bénéficions des trois dernières heures du montant. C’est normalement une très bonne chose pour nous qui avons plutôt l’habitude de prendre des poissons sur le flot.
Comme le samedi, nous partons tous à vive allure vers nos premiers spots. Les plus fortement motorisés ont le temps de faire une première dérive avant que nous ne soyons sur place. On croise les doigts et il semble que cela ne leur ait pas vraiment profité. Nous enchainons les soi-disant bon postes de montant sans aucune prise…. là, ça change tout à notre programme.
On prend le temps d’analyser la situation et rapidement, nous partons vers l’inconnu à l’opposé des zones où nous pensions pouvoir prendre des poissons. On repère des veines de courant et nous fonçons dessus. Il n’y a pas une minute à perdre. Première dérive et BINGO, de jolies écailles grises font leur apparition après un combat fort sympathique. On est concentré et on s’applique sur chaque lancer et chaque positionnement de bateau. Pour ça notre combiné Humminbird est d’une aide précieuse. Dans un secteur proche, nous enchainons les prises et c’est en tout 5 bars que nous arrivons à mettre dans le vivier. Cependant, l’un deux ne fait pas la maille (< 42cm) et il nous faut retrouver une nouvelle zone une fois que notre précédente ne voulait plus rien nous laisser. On écrème tout ce qui se trouve à notre portée mais rien ne donne.
Sur le chemin, il semblerait qu’il y ait une petite chasse qui se soit déclenchée car nous repérons 2 Fous de Bassan et quelques sternes piquant dans l’eau. On s’approche à pas de loup mais il semble que toute cette activité soit due à un banc de maquereaux. On retrouve d’autres oiseaux de l’autre côté de la roche sur laquelle nous étions arrivés et retentons notre chance. On croise les doigts pour que ça ne soit pas des maquereaux …. On lance et le toc dans la canne ne se fait pas longtemps attendre. Ça met de bon coup de tête, ça remonte le courant…. c’est un bar. Notre cinquième bar !!! Nous laissons éclater notre joie quand celui-ci se retrouve à bord du bateau.
Il est 10h30, il reste encore 1h30 de compétition pour tenter de faire des poissons plus gros. Sans prendre de risque nous allons valider nos 6 poissons auprès des commissaires les plus proches. Effectivement le plus petit ne faisait pas ses 42 cm et nous validerons donc 5 poissons. Mais peu importe les 5 sont là et c’est bien l’essentiel.
Après validation, nous continuons dans le secteur mais plus rien ne semble vouloir mordre. Nous décidons donc de repartir sur les dérives de la veille et voir si à tout hasard celles-ci pourraient être fructueuses. En effet, un dernier bar sera piqué non loin de là où nous avions piquer la veille. Il permet même d’effacer un bar plus petit validé une heure auparavant. Au final, nos poissons feront 51, 52, 55, 55 et 63 cm nous permettant là encore de totaliser 276 points. Il est temps de rentrer de d’imaginer toutes les théories de classement possible mais à 15 heures le verdict tombe, nous finissons 1er de la seconde manche mais malheureusement il nous manque 5 petits centimètres pour pouvoir grimper sur la plus haute marche du podium. Ce n’est pas grave, cette belle 2ème place nous remplit de bonheur et nous sommes pleinement satisfaits de ce résultat pour nous et notre sponsor.
PODIUM DE L’OPEN LABRAX DE CHAUSEY 2012
1er : Équipe LOUP BAR SM (au milieu de la photo)
2ème : Équipe SAKURA : Bruno MALLE (polo blanc) et Pierre GUILLARD (t-shirt bleu)
3ème : Équipe MCT LOWRANCE II
Les leurres qui auront fonctionné pendant la compétition :
• Majikeel 12.5 cm et 16.5 cm coloris sandeel
• Punshad 12 cm et 15 cm coloris clear blue
• Slit Shad 12.5 cm coloris proto (dos bleu ventre transparent et dos bleu clair pailleté)
Récit de Bruno MALLE et Pierre GUILLARD
Team Sakura
Ceux qui ont eu la chance de se rendre à Osaka en février dernier ou de parcourir les sites web spécialisés ont sûrement flashé sur le nouveau concept de disposition d’anneaux développé par Fuji : le K-R Concept !
Nous vous le présentons sur notre site www.fujitackle.fr avec une vidéo teasing , rejouée ci-dessous, accompagnant une présentation technique plus complète et une arrivée exclusive sur nos futures cannes dès l’automne 2012 !!! Pour ceux qui souhaiteraient télécharger le document technique en PDF, cliquezici
J’ai pu tester pas mal de cannes UL pour les pêches en wadding (et des beaucoup plus chères) mais je dois dire que cette petite Sakura Shinjin 502 UL est devenue ma préférée. 1,50m c’est pour moi tout simplement parfait pour les petits cours d’eau encombrés que j’affectionne, surtout pour les lancers sous la canne quand on a les pieds dans l’eau. Sa légèreté et son talon très court font que l’on enchaine les lancers sans s’en rendre compte. Et surtout son action est top. Elle ne gondole pas quand on l’agite et pourrait sembler manquer de souplesse pourtant elle propulse à merveille les plus petits leurres et se courbe parfaitement même sur de petits poissons. Il suffit de pêcher avec pour s’en rendre compte. Elle va m’accompagner dans les Alpes avec la 702 UL…
Dimanche soir 22h,…un rapide coup d’œil par la fenêtre, le vent est complètement tombé, c’est le calme avant le tempête annoncée à partir de demain et pour toute la semaine.
Les coefficients de marée sont plutôt bons (84) et nous sommes le lendemain de la nouvelle lune, il pourrait bien y avoir un bon coup à jouer du bord, sur un secret spot pas très loin de chez moi.
Je prends donc une poignée de leurres montés, notamment les nouveaux coloris proto de Slit Shad et Virago shad tail Molix . En effet, pas besoin de s’encombrer de 30 kg de matos, le pattern est relativement simple sur ce spot, un shad très mobile sur une TP antiherbe de 5 ou 3,5 g, que l’on va lancer 3/4 amont et laisser travailler dans le courant en cranking tout simple.
Une fois arrivé sur place, il y a encore un peu trop d’eau pour accéder à la partie intéressante du spot, je peigne donc les bordures au Slit Shad 4″, monté sur une TP Molix OMTD Power finesse 5 g. La forme de la tête s’adapte parfaitement à ce type de leurre, et lui confère un rolling particulièrement prononcé.
Le résultat ne se fait pas attendre, puisque le leurre se fait rapidement intercepter dans le contre courant crée par la bordure. Le poisson est de taille modeste, mais cela laisse augurer une session sympa.
Le temps de le remettre à l’eau et je m’aperçois que le niveau d’eau est maintenant assez bas pour accéder au Hot Spot, celui qui abrite généralement les plus gros poissons. Je m’avance donc avec précaution dans l’eau, et arrive sur le petit plateau rocheux qui borde le chenal.
Les premiers lancers ne donnent pas grand-chose, je change donc d’angle de tir pour laisser mon leurre faire du surplace, à la limite de la zone de courant. Le premier passage est le bon, je prends une maxi cartouche et ferre un joli poisson. Deux options sont possibles à ce moment là : soit j’arrive à le brider à mort pour éviter qu’il dévale le courant et m’embarque 60 m de tresse, généralement synonyme de casse vu les blocs rocheux parsemés d’huitres, soit je la joue plus cool et je ne suis pas du tout sûr de revoir le gazier…
Ça passe ou ça casse, je bloque la bobine à la main et lève la canne à fond pour lui coller une pression maximum afin de l’empêcher de démarrer. Ça à l’air de marcher, puisque j’arrive à maintenir sa gueule à la surface, qu’il secoue rageusement et à l’empêcher de rejoindre le courant principal. Coup de bol, le spot est peu profond à cet endroit là, il n’a donc pas suffisamment de place pour de gros rushes. Ma stratégie s’avère payante, puisque moins d’une minute après l’avoir ferré, malgré un ou deux démarrages, il est au sec à mes pieds. Le Slit Shad est complètement gobé et semble vraiment tout petit au fond de sa gueule.
Après une rapide mesure, il accuse 74 cm sous la toise, un joli poisson de début de saison. Le temps de faire quelques photos souvenirs, et le pépère repart à l’eau tranquillement.
Pas de photos de la remise à l’eau, désolé…j’ai bien essayé de vous faire une petite vidéo, mais j’ai largement surestimé les capacités de prises de vues nocturnes de mon appareil. C’est particulièrement bien filmé, le cadrage est parfait mais au final on ne voit rien, c’est tout noir…
J’insiste sur le fait de remettre ce genre de poisson à l’eau, surtout sur les spots du bord, car ils y sont malheureusement de plus en plus rares.
Petite compilation vidéo des meilleurs moments de nos pêches réalisées fin mars 2012 à Madagascar – Nosy Be. Logés à l’hôtel Sakatia Passions nous avons pu mettre à profit ce voyage privé pour finaliser les tests des nouvelles cannes exo Sakura : les Mitsio.
Déclinées en versions jigging et popping elles seront disponibles cet automne. Tous les avis des pêcheurs expérimentés qui les ont eu en main en action de pêche sont unanimes : ce sont de futures références !
Côté leurres, les valeures sûres de notre catalogue et reconnues mondialement comme des standards : jig Sea Rock et Dumbbell Popper tous deux fabriqués par River2Sea. Les nouveaux coloris de Sea Rock qui seront disponibles également fin 2012 sont vraiment irresistibles (des infos très bientôt à ce sujet). Agréable surprise également avec le stick Doggie (River2Sea) qui se ramène lentement et fait monter les poissons devenus méfiants envers les poppers.
En Ile de France comme pratiquement partout en France, la saison de pêche à la truite a débuté depuis le samedi 10 mars.
Dans le Val d’Oise nous avons quelques jolis parcours qui nous permettent d’assouvir notre passion. Si les truites sont souvent des poissons de ré-empoissonnement il subsiste quelques poissons de souche, elles sont d’autant plus rares que bon nombre de pêcheurs ne pratiquent pas encore une remise à l’eau systématique mais là n’est pas le sujet…
Ce bel après midi de début de printemps m’a incité à aller taquiner nos belles mouchetées sur le magnifique parcours « Au fil des moulins ». Les niveaux bas et clairs permettent une pêche dans des eaux relativement chaudes pour la saison (12°).
Mon combo pour cette sortie fut une Furiozza FRS 722ULST couplée à un ALPAX 2008 équipé de AYA Spectre 0.155. Pour avoir repéré que de belles truites étaient de sortie je décidais d’essayer de les faire bouger sur des Slit Shad 2″ montés sur des têtes Makaira 1.8 et 2.5gr.
Après avoir insisté sur une fin de courant, j’ai pris une première tape si surprenante que mon retard au ferrage a faillis me faire louper cette magnifique Fario à qui j’ai pu faire « respirer » une bouffée d’air de la Région Parisienne avant de la remettre au plus vite dans son milieu naturel.
En alternant poissons nageurs (Golem 100, Phoxy 50 SP) et Leurres souples (A.J. Worm, Slit Shad 2 et 3″) en fonction des caractéristiques topographiques qui rendent l’approche particulièrement délicate et sanctionnent la moindre erreur de présentation et d’animation du leurre, je dû jongler avec les secteurs de pêche pour toujours réussir à pêcher dans de bonnes conditions et réaliser des prises régulières.
En fin d’après midi un Jubarino sw10 (Molix) parvint à tromper la vigilance du plus beau poisson de la journée, une superbe truite à la robe sombre et ponctuée de gros points rouges et noirs. Une lutte aérienne et spectaculaire s’engagea entre l’homme et l’animal. Ma Furiozza ULST montra tout son efficacité à brider un joli poisson. Le frein bien régler de mon Alpax assemblé à la très bonne résistance du « Spectre » me permirent de ramener finalement le poisson épuisé qui échoua sur les galets immaculés de la rivière . Plus que le nombre, c’est bel et bien la capture de quelques poissons récalcitrants dans un environnement rendant la pêche extrêmement compliquée qui m’apporta le plus de satisfaction. Quoi qu’il en soit, ma Furiozza 722 ULST prouva toute son efficacité. Sa longueur (2,18m) et sa formidable réserve de puissance en font une arme redoutable pour traquer le truite en moyenne rivière. Très résonnante, je dois avouer m’être régaler à faire réagir sur des leurres souples et poisson nageurs nos mouchetées « Parisiennes « en ce début de saison…